Euro 2012: Les joueurs appréhendent la liste définitive des sélectionnés

4 contributions
Publié le 21 mai 2012.

FOOTBALL - Réunis en stage avant l'Euro 2012, les Bleus savent que trois d'entre eux ne feront pas partie de l'aventure ukrainienne...

Lundi prochain, ils seront trois à quitter le château. Il ne s’agit pas de l’énième retour d’une émission de téléréalité musicale, mais bien du château de Clairefontaine et du destin cruel qui attend trois joueurs de l’équipe de France, lundi prochain. Au lendemain du match amical face à l’Islande, Laurent Blanc ramènera de 26 à 23 éléments son groupe pour partir à l’Euro 2012, en Ukraine. En faisant forcément des malheureux. «Quand vous apprenez que six potes qui sont là avec vous depuis un certain temps sont éliminés, vous ne le prenez pas très bien, explique Blanc, qui avait assez mal vécu cette expérience avant la Coupe du monde 1998. Mais tous les sélectionneurs sont obligés de le faire. Je ne le ferais pas avec plaisir, mais ça ne me pose pas de problème particulier.» 

A lui, non. Mais à certains joueurs en danger, forcément plus. Philippe Mexès, qui a fait partie des «victimes» de l’hélicoptère de Raymond Domenech, en 2008, qui a renvoyé chez eux sept joueurs avant l’Euro, se souvient: «Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un traumatisme, mais ce n’est pas marrant. Ca va très vite, du jour au lendemain on se retrouve à la maison alors qu’on aurait pu disputer une grande compétition.» 

Ben Arfa: «Ca trotte quelque part dans la tête»

Hatem Ben Arfa était aussi dans cet hélico. Et deux ans plus tard, c’est par SMS qu’il a appris qu’il ne passait pas le «cut». Encore en balance pour une des dernières places cette année, l’ancien Lyonnais se rappelle de «moments douloureux», «d’avoir pris un stop» alors «qu’il était projeté dans une aventure» et porte toujours en lui aujourd’hui cette appréhension légitime. «Ce n’est pas une boule dans le ventre, confie-t-il. Quand on rigole, qu’on parle au quotidien, on ne pense pas à tout ça. Mais c’est là, ça trotte quelque part dans la tête.»    

Comme pour exorciser cette peur, les joueurs scrutent les moindres faits et gestes de leur sélectionneur et se préparent au pire. Philippe Mexès raconte: «En 2008, c’est quelque chose que je pressentais… Même si tu fais tout pour ne pas y être, tu as l’impression que les choix sont faits bien avant.» Ils finissent même par philosopher: «Il faut être prêt psychologiquement à affronter de tel choix», soulève le Milanais. «L’important, c’est de tout donner pour être bien avec ma conscience, le reste, ce n’est pas moi qui décide», enchaîne Ben Arfa. Et advienne que pourra pour les éliminés, tant que la manière n’est pas aussi cruelle que l’hélico et les SMS de Domenech. Laurent Blanc a promis d’être «loyal». Ses joueurs n’en demandent pas plus.

B.V, à Clairefontaine
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité
1 PSG 79 33m +55
2 Monaco 69 33m +27
3 Lille 63 33m +18
4 Saint-Etienne 57 34m +15
5 Lyon 54 33m +11

Classement complet

Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr