Marcos Ceara n’est pas du genre à élever la voix ou alors juste pour mener un prêche dans la petite communauté évangélique qu’il anime dans les Yvelines. Le Brésilien a pourtant envoyé un gros pavé dans la mare dans un entretien accordé à France Football, mardi. De quoi projeter quelques gouttes sur le costume jusque là immaculé de Carlo Ancelotti. «Je voudrais juste qu’il me dise ce que je dois faire pour avoir une chance d’être dans l’équipe», lâche le latéral droit déclassé. De joueur le plus utilisé avec Antoine Kombouaré, Ceara cire le banc sous Ancelotti qui lui préfère Milan Bisevac et Christophe Jallet.
Interrogé en conférence de presse sur la charge de Ceara, l’Italien a calmé le jeu et annoncé que le protestataire était du groupe pour le déplacement à Dijon en Coupe de France mercredi. «Je comprends toujours la désillusion d’un garçon qui joue peu. Marcos doit savoir que la concurrence est très forte. Je n’ai aucun problème avec lui. Je veux juste faire le meilleur choix pour mettre une équipe compétitive sur le terrain» Le Brésilien ne voit pas les choses ainsi. «Tout cela est une stratégie pour que je pète un plomb et que je parte», assure-t-il.
Armand, Camara et Chantôme dans le même bateau
Quand Marcos Ceara parle de stratégie, il pense à la volonté du PSG version qatarie de faire table rase du passé pour bâtir dès la saison prochaine une équipe capable de rivaliser avec les grosses cylindrées en Ligue des champions. Au club depuis 2007, le défenseur de 31 ans fait partie des historiques à l’instar de Sylvain Armand, Zoumana Camara ou Clément Chantôme. Comme eux, il a connu les années de vaches maigres, la lutte pour le maintien en 2008 et sent le souffle de Leonardo le pousser vers la sortie. A aucun moment dans l’entretien, Ceara ne cite le nom de son compatriote.
Un silence révélateur. Le directeur sportif du PSG a déjà prouvé avec le cas Kombouaré qu’il ne s’embarrassait pas de l’ancienneté et des services rendus. Passé la colère, Marcos Ceara ne désespère pas de convaincre Ancelotti de lui donner enfin sa chance. «Je vais me battre jusqu’au bout. Comme ça, au moins, ils ne trouveront pas d’excuses s’ils ne me gardent pas.» Par sûr que la foi suffise dans ce cas précis.
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |