De son passage à Chelsea, Carlo Ancelotti a ramené au PSG un entraîneur adjoint (Paul Clement), un défenseur (Alex) et une tradition bien anglaise: l’absence de mise au vert. En France, la tradition veut qu’on dorme à l’hôtel la veille d’un match à l’extérieur. Certains entraîneurs vont même jusqu’à étendre le «plaisir» aux rencontres à domicile.Comme lors de leurs premières sorties à l’extérieur sous l’ère Ancelotti, les Parisiens vont pouvoir dormir une dernière nuit chez eux avant de rejoindre Nice dimanche pour la 23e journée de Ligue 1.
Clément Chantôme apprécie cette petite nouveauté. «C’est toujours plus sympa de rester en famille plutôt que de toujours partir», avoue le milieu de terrain. Mais les entraîneurs français n’ont pas attendu l’arrivée d’Ancelotti pour s’interroger sur les bienfaits des mises au vert. «Je ne suis pas un adepte, avoue le coach de Valenciennes Daniel Sanchez. On n’en a fait aucune depuis le début de saison. Maintenant ça peut être envisagé de façon exceptionnelle.» Son homologue bordelais Francis Gillot est lui persuadé «qu’on dort mieux dans son lit qu’à l’hôtel».
Les remplaçants prennent du poids
Landry Chauvin, le coach de Nantes, a d’autres arguments. «Les mises au vert c’est chiant, synthétise à sa façon le technicien canari. La journée est trop longue et les joueurs passent leur temps au lit.» Cette aversion pour les séjours prolongés à l’hôtel remonte à son passage dans le staff du Stade Rennais. «On partait parfois quatre jours consécutifs avec la Coupe d’Europe. C’était chiant. Et puis les remplaçants prenaient du poids.»
Depuis qu’il a passé quelques jours chez Michael Silvestre à Manchester, Chauvin ne jure plus que par l’approche anglaise où les joueurs débarquent au stade à deux heures du coup d’envoi. «Il ne se prennent pas la tête là-bas. Ils ont compris qu’il fallait juste être prêt pour l’heure du match. Pas avant.»
Mais en France, la mise au vert reste une institution. Officiellement, elle permet au groupe de se souder avant une rencontre, officieusement elle sert aussi à éviter les sorties nocturnes et «les virées au McDo» comme s’en amuse l’Auxerrois Edouard Cissé. Milan Bisevac dit ne pas avoir besoin d’être fliquer pour filer au lit à une heure décente. «Pour moi c’est pareil, coupe le défenseur du PSG. Même s’il n’y en n’a pas, moi je reste tranquille à la maison et je me repose.» Et sans être gêné par les éventuels ronflements d’un coéquipier.
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |