Pour la première fois de sa riche carrière, Fabio Capello connaît l'échec: l'Italien, qui pouvait se targuer d'avoir remporté au moins un titre avec toutes les équipes qu'il a entraînées, a mis un terme à un peu plus de quatre années infructueuses à la tête de l'équipe d'Angleterre. A quatre mois de l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine, Capello a décidé de quitter son poste de sélectionneur mercredi, s'estimant en désaccord avec la décision de la Fédération anglaise (FA) de destituer le capitaine John Terry, accusé de racisme.
«L'affaire Terry» vient donc clore par les coulisses le chapitre anglais vierge de titres sur le pré du technicien de 65 ans, qui avait jusque-là réussi partout où il était passé, d'Italie en Espagne, se forgeant une réputation de gagnant, qui aura été mise à mal chez la Perfide Albion.
Plombé par son mauvais anglais
Arrivé à la tête des Trois Lions le 13 décembre 2007, «il professore» a d'abord survécu au cuisant échec du Mondial-2010 ponctué d'une élimination humiliante en quart de finale contre l'Allemagne (4-1). Maintenu à son poste, malgré une pluie de critiques qui lui avaient notamment reproché la rigidité de son caractère et sa faible maîtrise de la langue anglaise, préjudiciable selon certains à ses relations avec les joueurs, Capello est parvenu à remobiliser ses troupes, qui ont décroché leur billet pour l'Euro-2012.
Si l'histoire se termine mal et avant l'heure avec l'Angleterre (il était sous contrat jusqu'à l'Euro), elle avait pourtant bien démarré pour le Capello joueur, auteur en 1973 du but «historique» qui avait permis à l'Italie de s'imposer pour la première fois (1-0) à Wembley, en amical. De fait, Capello sélectionneur n'a pas eu l'aura du Capello entraîneur, malgré une recette faite de rigueur, de perfectionnisme et d'un sens tactique éprouvé qui lui a permis de se bâtir un des plus beaux palmarès du football européen.
Un palmarès exceptionnel
Vainqueur de trois Championnats d'Italie en tant que joueur avec la Juventus Turin (1972, 1973 et 1975), il a ensuite fait la gloire de l'AC Milan dans les années 90, club auquel il a été aux commandes entre 1991 et 1996. Durant cette ère, le club lombard remporte quatre Scudetti (1992, 1993, 1994 et 1996) et une Ligue des champions (1994). Capello goûtera une première fois l'amertume de l'échec, lors de son second passage à Milan (1997-98).
Le disciple d'Arrigo Sacchi a également fait triompher l'AS Rome, vainqueur en 2001 de son premier championnat depuis 1983, et la Juventus Turin (championne en 2005 et 2006, même si ces deux titres lui ont été retirés en raison du scandale des matches truqués dans le Calcio). Il est alors temps pour Capello d'apporter son expérience à l'étranger. L'Espagne sera sa terre d'accueil, le Real Madrid sa réussite mitigée.
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |