Moi, Tony Vairelles, taulard n°51 773 à la prison de Metz

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Publié le 12 décembre 2011.

JUSTICE - L'ancien attaquant de Lens, accusé de tentative d'homicide, verra sa demande de mise en liberté examinée mardi...

Sur un terrain, il était habitué au numéro 11. Aujourd’hui, c’est le 51 773 qui colle à la peau de Tony Vairelles. C’est le numéro d’écrou sous lequel il est enregistré à la prison de Metz-Queuleu (Moselle). Arrêté avec trois de ses frères le 25 octobre, le champion de France 1998 avec Lens a été mis en examen et placé en détention provisoire pour «tentative d’assassinat». Il est soupçonné d’avoir blessé par balles trois videurs à la sortie des 4 As, un hangar qui fait office de boîte de nuit dans la banlieue de Nancy. Sa demande de remise en liberté est examinée mardi. «Tony m’a dit qu’il comprenait la suspicion au moment des faits, mais qu’il devrait déjà être sorti, parce qu’il n’y a rien à leur reprocher», soupire Guy Vairelles, le père.

9 m², douche dans le couloir et vue sur le mirador        

En prison, «Tony commence à trouver le temps long», confirme son plus jeune frère, contacté lundi matin. Niant les faits, l’attaquant à la coupe mulet refuse pour le moment de répondre aux questions des juges. Mais les fêtes de fin d’année approchent. «Il est très croyant. Toute sa famille aussi, explique Liliane Block, son avocate. Il n’imagine pas passer Noël ailleurs qu’avec ses proches.» Si le juge refuse, Tony Goal devra se contenter de son codétenu. 

Comme toutes les autres, la cellule n°103 fait 9 mètres carrés. Toilette à l’intérieur. Douche dans le couloir. A travers les barreaux: vue sur le toit du mirador 4. «Contrairement à la prison de Fresnes, nous n’avons pas de quartier VIP, explique un surveillant. Il est donc confiné dans le quartier des nouveaux arrivants.» Normalement, les détenus n’y restent que quinze jours au maximum. Tony, lui, a obtenu une dérogation, qui n s’étend pas au régime alimentaire. «Il mange bien Tony, il a jamais été trop difficile», poursuit le papa. 

Il a réclamé une paire de baskets neuves 

«Il est bien vu par les gardiens, assure son avocate. On sent une pointe de respect par rapport à lui.» C’est qu’au pays de Sylvain Kastendeuch, on a toujours eu de l’admiration pour les joueurs courageux. «Quand il est arrivé, plusieurs collègues sont venus voir, discrètement, par curiosité, à quoi il ressemblait, confie un maton. Mais ils ne sont pas allés jusqu’à lui demander un autographe.» Certains se sont tout de même connectés sur Youtube pour visionner les exploits passés d’un attaquant qui a porté le maillot de Lyon ou de Bordeaux. «Je suis supportrice de l’OM, assure une surveillante. Je le connaissais de nom. Mais je me suis rendue compte que c’était un super joueur. Il a été sélectionné dix fois en bleu [huit fois, ndlr]». 

Pour cela, il suffit de jeter un coup d’œil sur le terrain de sport. Alternant musculation et courses à pied, Tony Vairelles continue aussi à tâter le cuir avec les autres prisonniers. «Il a monté une petite équipe de foot, le but surtout c’est de s’occuper l’esprit», ajoute Guy Vairelles. Et quand sa femme est venue lui rendre visite au parloir, la seule chose qu’il lui a demandée, c’est une paire de baskets neuves. «La gomme des siennes était trop souple pour le macadam de la prison, poursuit Liliane Glock. Avant d’être arrêté, il espérait toujours retrouver un club…» Maintenant, c’est de retrouver l’air libre qui lui importe le plus.

Vincent Vantighem
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