• Saint-Etienne n’a plus remporté le moindre match depuis le 14 octobre contre Metz (3-1).
  • La nouvelle contre-performance à domicile, ce dimanche face à Nantes (1-1) pousse le milieu des Verts et buteur du jour Vincent Pajot à parler de « maintien » pour la première fois.

Même avec une ouverture du score incroyable de Vincent Pajot (frappe de 30 mètres en lucarne, 38e) et un but injustement refusé aux Nantais pour hors-jeu (53e), l’ASSE n’a pas su renouer ce dimanche avec la victoire (1-1), sept semaines après un dernier succès arraché contre Metz (3-1). Depuis le dramatique derby (0-5) et l’arrivée sur le banc de Julien Sablé, les Verts ont alterné lourds revers à l’extérieur et nuls à domicile, comme une équipe bien malade passée du podium, mi-octobre, à la 12e place.

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« Ça dépend de quelle mi-temps vous me parlez », glisse subtilement Bryan Dabo au sujet du doute dans lequel est plongée une formation effectivement ambitieuse durant 45 minutes contre Nantes, et ce malgré la suspension de ses deux kops. « Ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu Saint-Etienne avec autant d’intensité et d’intentions de jeu vers l’avant, insiste Julien Sablé. Mais on sent que nous sommes fragiles. On n’a pas réussi à tenir sous les coups de boutoir de Nantes. »

L’entrée catastrophique de Léo Lacroix

Le passage à deux attaquants à la pause a permis aux hommes de Claudio Ranieri d’inverser totalement la tournure de ce match, avec une domination outrageuse de Canaris pouvant se régaler du marasme stéphanois derrière. Si Stéphane Ruffier a remporté deux duels devant Emiliano Sala (66e) et Santy Ngom (76e), même l’autre taulier stéphanois Loïc Perrin est apparu en difficulté avant de sortir sur une nouvelle blessure musculaire (56e).

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Suspendu depuis son grossier tacle sur Nabil Fekir, son remplaçant Léo Lacroix a signé une sortie assez catastrophique avec d’emblée un avertissement (59e) et un ballon chaud dégagé… sur la tête d’Emiliano Sala pour l’égalisation nantaise (1-1, 61e). A ses côtés Kévin Théophile-Catherine, Cheikh Mbengue et Saidy Janko ne sont guère plus rassurants et l’ASSE n’a pas concédé 14 buts lors des 5 derniers matchs pour rien.

« Tout s’est écroulé en deuxième mi-temps »

« On ne fait pas de match plein, regrette Vincent Pajot. Tout s’est écroulé en deuxième mi-temps, on a manqué de sérénité et on a trop subi. » Jamais Nantes n’avait pu autant tenter sa chance (22 tirs à 13) dans un match à l’extérieur en Ligue 1 depuis dix saisons, c’est dire… « Quand on perd, c’est normal qu’il y ait un manque de confiance mais on ne lâche rien, essaie de positiver Bryan Dabo. On est très unis, contrairement aux bêtises qui peuvent circuler. » Une unité qui ne saute pas vraiment aux yeux sur le terrain et qui n’empêche pas les Verts, 18es de L1 sur les sept dernières journées, d’avoir un profil d’équipe amenée à lutter pour le maintien (quatre points d’avance sur Toulouse, 18e).

« Nous sommes conscients de la situation, assume Vincent Pajot. A partir du moment où on est dans le bas du classement et que c’est très serré jusqu’aux relégables, on ne va pas se leurrer : on joue forcément le maintien. » Un constat que ne partage pas (encore) son nouvel entraîneur. « Il n’y a pas de mot tabou mais je préfère parler de moment difficile, confie en effet Julien Sablé. On va faire le dos rond jusqu’à Noël et déjà panser toutes les plaies de cette semaine à trois matchs qui a laissé des traces. » Le périlleux déplacement à Marseille pourrait bien en faire de même dimanche prochain.