«C'était surréaliste», Anthony Lopes n'en revient toujours pas de la bagarre contre Everton

FOOTBALL Le gardien de Lyon est «déçu et choqué»

20 Minutes avec AFP

— 

L'instant où le match entre Everton et l'OL a dégénéré.

L'instant où le match entre Everton et l'OL a dégénéré. — McNulty/JMP/Shutterstoc/SIPA

Avant la réception d'Everton en Europa League, le gardien de Lyon Anthony Lopes confie avoir été «extrêmement déçu et choqué» par les incidents du match aller, où un supporter portant un enfant avait voulu en découdre, une scène « surréaliste ».

>> A lire aussi : OL: «Niveau international», «boss de l’équipe»… Cette fois, Nabil Fekir ne peut pas être absent de la liste de Didier Deschamps

L'international portugais, qui explique la bonne dynamique actuelle du groupe lyonnais par son « âme fabuleuse » et une « grosse remise en question des joueurs », estime que la finale de C3, prévue au Groupama Stadium (le stade de l'OL), est encore « trop loin même si cela reste dans un coin de notre tête ».

Quelles ont été les actions pour relancer l'équipe en difficulté en septembre ?

A l'OL, il y a toujours cette pression du résultat (...) Nous n'avons perdu qu'une fois cette saison (...) Il y a surtout eu une grosse remise en question des joueurs, pour que nous soyons conscients de nos qualités individuelles et collectives. Surtout, l'âme dans ce groupe est fabuleuse. Il faut s'appuyer sur tout cela pour enchaîner les victoires comme nous le faisons depuis quelques matches. Notre équipe est très jeune. Cela n'excuse pas tout car des matches étaient à notre portée mais nous avons péché par déconcentration, parfois. Le discours de l'entraîneur a toujours été positif car il a confiance en nous, et nous, nous avons confiance en lui.

Que reste-t-il du match aller contre Everton (2-1 pour l'OL le 19 octobre) ?

La victoire d'un gros collectif car ce n'était pas évident au départ. Il y a eu l'apport de nos supporters qui nous ont bien soutenus là-bas. Il faut garder cette force collective et individuelle qui nous permet par des éclairs de génie de nous sortir de quelques situations délicates.

Il y a eu des faits de jeu. Everton peut-il jouer là-dessus pour tenter de vous déstabiliser ?

On est totalement passés à autre chose. Ce sont des faits de jeu qui arrivent quelquefois. Je n'ai pas eu peur mais j'étais extrêmement déçu et choqué (...) Le plus dur est de ne pas répondre et de rester concentré. Le supporter avec l'enfant dans ses bras, c'était surréaliste! Je ne pense pas qu'ils s'appuieront là-dessus car ils ont besoin des trois points et nous, nous avons besoin de gagner pour nous qualifier pour les 16es de finale le plus tôt possible. Ce sera à nous d'être concentrés et s'il y a provocation, il faudra ne pas répondre.

La qualification est à portée avant la fin des matches de poule. Est-ce que cela change votre approche de la rencontre ?

Il n'y a pas de pression supplémentaire. Ce que nous voulons c'est faire carton plein sur les deux matches qui restent à domicile. Nous n'avons pas su le faire contre l'Atalanta Bergame sur un fait de jeu contraire. Il faut gagner jeudi pour faire le break sur Everton et nous qualifier le plus vite possible pour jouer la première place encore envisageable.

Savoir que la finale de l'Europa League est organisée au Parc OL modifie-t-il votre approche des matches ?

Non. La finale au Parc OL c'est trop loin même si cela reste dans un coin de notre tête. Cela ne doit pas nous donner une pression particulière (...) Il faut se rapprocher de la qualification jeudi et prendre les matches les uns après les autres.