De notre envoyé spécial à Glasgow,

Les joueurs de foot sont comme tout le monde, ils sont plus bavards quand ils sont contents, et les Parisiens avaient de quoi se réjouir après avoir fessé le Celtic Glasgow devant le meilleur public d’Europe. C’est une habitude de la maison, on vous raconte quelques instantanés de zone mixte comme si vous y étiez.

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La détresse écossaise

Honneur aux perdants, pour commencer. Compliqué de choper un joueur du Celtic pour nous tout seul, of course, mais on avait envie de savoir ce que les Ecossais avaient pensé de la démonstration parisienne. C’est tombé sur le pauvre Simunovic, qui a passé sa soirée à arriver en retard d’un train sur le ballon, comme l’ensemble de ses partenaires. Le gars était vraiment marqué.

- « Qu’est-ce qui s’est passé ? »

- « Notre première mi-temps a été une catastrophe. On n’a pas été assez proches d’eux, on les a laissés jouer, et avec les joueurs incroyables qu’ils ont, ça donne ça. Ils ont été bien plus forts que nous, rien à dire »

- « Vous pensiez pouvoir gêner le PSG plus que ça ? »

« C’est sûr qu’on est déçu de pas leur avoir rendu les choses plus difficiles. On a essayé, en deuxième mi-temps, on s’est dit que si on marquait une fois, il pouvait peut-être se passer quelque chose. Mais ils bougeaient la balle trop vite pour nous, c’est aussi simple que ça »

- « Paris peut gagner la Ligue ces champions »

- « Oui, absolument »

L’étonnant mea culpa de Verratti

On taillait tranquillement le bout de gras avec petit hibou en petit groupe quand une question innocente d’un confrère a déclenché un moment de vérité assez rare dans le milieu : un joueur qui se lance dans une auto-critique touchante sans y être poussé le moins du monde. Tout se mélange, les critiques de la presse, et celles d’Emery, qu’on n’avait pas vu passer, pour tout dire. On retranscrit le plaidoyer de Verratti en intégralité.

« C’est une chose que j’ai du mal à comprendre. On a joué trois matchs de championnat, et tout le monde m’a tué. C’est comme l’an passé. Je n’ai pas fait que des bons matchs je sais, mais je pense que c’est un peu exagéré, même si ça fait partie du foot. Je pense que le coach m’a fait un reproche parce qu’il attend beaucoup de moi, parce que je sais qu’il veut que je fasse plus. Tout le monde doit faire mieux que l’an passé, mais le plus important c’est la confiance que je sens avec le coach. Je suis conscient que je n’ai pas fait un bon début de saison, mais je travaille ».

En ce qui nous concerne Marco, on t’aime toujours aussi fort, ne t’inquiète pas.

Le message de Rabiot à l’OL avant dimanche

Comme il est bon client, Adrien 1er est taquiné plus longtemps que le reste de la troupe. Ça parle de la bataille du milieu, de l’influence de Motta, puis la conversation dévie sur le match de Lyon dimanche prochain. En gros, on essaie de lui faire dire du mal d’Aulas à plusieurs. Il nous voit venir de loin, mais cela donne un échange sympa quand même. Lisez plutôt.

« Je ne vais pas parler de ça, on fait abstraction de ses déclarations, c’est plus les supporters parisiens qui doivent en avoir un peu marre. Je ne sais pas si c’est dans le but de nous déstabiliser que Jean-Michel Aulas fait ça, c’est pas la première fois. Ça arrive souvent avant PSG-Lyon, mais ce n’est pas ça qui va nous intimider ».

Il ne voulait pas en parler mais il en dit beaucoup. D’abord que le vestiaire a bien entendu le président lyonnais, qu’il en a ras la casquette, et que comme d’habitude, ça finir par un bon 4 ou 5 -0 des familles au Parc. Pour ceux qui ont vu jouer l’OL dimanche dernier contre Guingamp, ce ne serait même pas si pire.