De notre envoyé spécial à Glasgow,

L’Europe entière attendait un plantage grandeur nature, elle a dû aller se coucher bien désappointée. Pour son premier match de Ligue des champions de l’année, le nouveau PSG a confirmé tout le bien qu’on en pensait. Avec une attaque pareille, il n’y a pas grand-monde pour lui résister. Un peu hors-sujet, le Celtic en a pris cinq devant son public. Paris est déjà en tête de sa poule devant le Bayern.

Le point FPF : 400 millions, c’est un pourboire en fait

Il faut pas le dire trop fort desfois qu’un type de l’UEFA se mette à lire 20 minutes au petit-déjeuner, mais 400 patates pour un duo Neymar-Mbappé à ce niveau-là, c’est presque cadeau. Les deux nouvelles pointures parisiennes ont plié le dossier Celtic en une demi-heure (19e, 34e). Comme prévu, le Brésilien s’est fait chatouiller quelques articulations, mais c’est lui qui a mordu le premier, impeccable de lucidité sur une ouverture en cachemire du marquis Rabiot. Il y avait sans doute faute sur l’Anglais Sinclair au départ, mais honnêtement, c’était une histoire de minutes. Par contre s’il veut devenir Ballon d’Or un jour, il va falloir s’appliquer un peu. A sa place, Messi ou Ronaldo auraient inscrit un triplé en Ecosse avec les mêmes opportunités.

Le point faible : Areola s’est acheté un peu de crédit

Emery l’avais promis en conf’, il ne comptait pas lâcher Areola dans la fosse aux crocodiles à cause de sa bourde sans conséquences, contre Metz. Le gardien parisien lui a bien rendu sa confiance en réalisant un de ses matchs les plus accomplis à Paris. Rien de Gordon Banksesque non plus, mais ses quatre parades décisives, notamment la première sur un joli coup-franc de Griffith quand le PSG ne menait encore qu'1-0, ressemblent à des chefs d’œuvre si l’on se souvient des chiffres du moment. Areola n’avait arrêté aucun des sept derniers tirs qu’il avait subis à l’extérieur. Il a bien choisi le décor pour se réveiller.

Le poing levé : L’ambiance ? Dingue, mais pas longtemps

On commence à avoir fait quelques stades en Europe, et il faut dire ce qui est. Quand le public de Parkhead s’est levé, échapres tendues, pour entonner You’ll never walk alone à pleins poumons avant le coup d’envoi, on a eu des frissons jusque dans des zones inconnues de notre anatomie. Ca s’est calmé ensuite, cela dit, en raison d’un scénario trop défavorable aux joueurs locaux. Pourtant, on sentait les braises encore chaudes à chaque contact un peu viril, à chaque séquence de possession réussie par le Celtic. Même à 3-0, personne n’a renoncé en tribunes, et le stade a sifflé comme un seul homme l’invasion d’un dégénéré qui voulait s’en prendre à Mbappé.

Le point finale: Ce sera bien un duel avec le Bayern

Désolé pour les calculs à la petite semaine dés le premier soir, mais en roulant sur le Celtic chez lui, le PSG est déjà bien dégagé la route de la qualif'. Pour tout dire, on attendait à un peu plus de résistance des Ecossais, qui avaient accrochés City ici-même l’an passé (3-3). Rodgers s’est un peu trompé sur l’approche du match, peut-être, puisque ses joueurs ont attendu un mi-temps avant d’essayer de jouer au foot. Ce sera donc une lutte à mort avec le Bayern pour la première place de la poule. Les Allemands n’ont pas fait de détail non plus contre Anderlecht (3-0). On a déjà hâte d’être dans quinze jours au Parc pour voir le choc de nos yeux.