Coupe du monde à 48: Pénos dès les matchs de poule, compétition pas rallongée… Comment ça va marcher tout ce bordel?

FOOTBALL « 20 Minutes » tente de vous expliquer en gros comment ça va marcher…

B.V.

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Mario Götze après son but victorieux face à l'Argentine, le 13 juillet 2014

Mario Götze après son but victorieux face à l'Argentine, le 13 juillet 2014 — SIPANY/SIPA

C’est donc à 11 h 01, ce mardi 10 janvier 2017, que le football est mort. La Fifa a décidé que le pognon était plus important que le spectacle à la Coupe du monde passe donc à 48 équipes. Tant pis, il faudra faire avec. Reste que tout ça va être un beau bordel, que la Fifa devrait expliquer une fois sa réunion terminée. On tente de vous résumer tout ça.

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Quel sera le format de la compétition ? 16 poules de 3 équipes, les deux premiers qualifiés en 16e de finale. Dans un premier temps, les génies de la Fifa avaient inventé un truc génial :  un tour de barrages en un match pour virer d’un coup 16 équipes et se retrouver à 32 dans le format habituel. A côté, la formule finalement choisie semble moins pire. 16 poules de 3 équipes, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés et reversés dans un arbre à élimination directe débutant en 16e de finale. Oui, il y aura donc un tour en plus en élimination directe, puisqu’avant cette deuxième phase débutait en huitièmes de finale.

La coupe du monde va durer plus longtemps, du coup ? Pas du tout. Si le nombre global de matchs dans la compétition va passer de 64 à 80, le nombre de matchs maximum par équipe va rester de 7. Dans les faits, le 16e de finale prend la place du 3e match de poule. Du coup, le nombre de jours de repos moyen entre deux matchs pour une équipe sera le même (4,6 jours) et la durée de la compétition continuera d’être de 32 jours.

Mais comment on va départager les équipes en poules ? Des pénaltys dès la fin du temps réglementaire ! Réfléchissez au truc : des poules de 3, ça ne fait que trois matchs en tout (A contre B, B contre C, A contre C), donc assez peu de chances de se départager. Avec trois matchs nuls, avec deux victoires et un nul, avec une victoire chacun et un nul, bref… avec toutes les situations où il y a un match nul, ça va être un bordel monstre pour décider qui est éliminé de la poule. Et la foire aux petits arrangements. Du coup, la Fifa pourrait aller au bout de sa réflexion en estimant qu’il ne fallait pas de matchs nuls en poule. Mais pas de prolongations non plus, ce serait trop fatiguant dès le début de la compétition. Alors ? Alors on met des pénos immédiatement à la 90e minute en cas de match nul et yallah. Un peu comme en Coupe de la Ligue cette année, quoi. Pas encore officielle, cette décision pourrait ne pas être prise avant 2024. 

Quelles confédérations vont profiter de ces nouvelles places attribuées ? On ne sait pas encore, mais… C’est la question sous-jacente. Si on a agrandi la Coupe du monde, c’est pour l’internationaliser au maximum, c’est-à-dire l’ouvrir aux « petits ». En tout cas en apparence,  si l’on passe outre le besoin irrépressible de faire du pognon, de tenir les promesses électoralistes et de s’ouvrir à la Chine. Bref, la répartition par confédérations des 16 nouvelles places attribuées en Coupe du monde va être très importante. Pour l’instant, la Fifa ne s’est pas prononcée dessus mais semble avoir atteint un consensus qui profiterait surtout à l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Nord et Centrale.

Selon une petite simulation (basée sur la présence à la Coupe du monde en 2014 et le classement Fifa actuel) effectuée par nos soins, une telle ouverture permettrait en effet de voir l’arrivée de quelques pays.

Simulation Coupe du monde 2016
Simulation Coupe du monde 2016 - Capture d'écran

Ainsi, Panama, Haïti, l’Ouzbekistan, la Tunisie et l’Egypte seraient par exemple du voyage. Et on aurait un sublime barrage entre Curaçao et le Qatar pour la dernière place qualificative. Régal total.