En vrai, on a presque plus parlé d’eux que desmatchs de l’Euro 2016. Les supporters sont partout. Pour le pire, comme à Marseille en début de compétition. Pour le meilleur surtout, avec les Irlandais en général. Comme 20 Minutes est présent sur à peu près chaque stade de l’Euro, on vous a compilé les nôtres, de plus belles rencontres.

A Bordeaux, avec le David Guetta hongrois (ou autrichien ?)

« Jour de match au Matmut Atlantique de Bordeaux. L’Autriche et la Hongrie s’affrontent. En veillant sur Twitter avant de partir au stade, j’aperçois une image fantastique. Un confrère journaliste se baladant dans le cortège des Hongrois photographie le sosie non-officiel de David Guetta. Amusé par la photo, je file en direction du stade pour aller voir le match. En rejoignant des potes devant les grilles, le hasard fait bien les choses. Un des gars avec qui je suis voit le fameux David Guetta déambuler devant nous. Sans hésitation, il le hèle pour le saluer. Le gars ne dit pas grand-chose, sourire accroché aux lèvres, il prend la pose pour une photo, il joue le jeu, sans doute rodé à l’exercice. On le capte gentiment, on ne sait pas s’il est autrichien ou hongrois donc on en conclura que c’était le David Guetta austro-hongrois. Une histoire sans parole mais un moment intense, drôle et unique. »

Au Stade de France, avec des Autrichiens qui ont appris l’hymne islandais

« On était devantle Stade de France à parler avec une famille islandaise venue voir le match de leur équipe face à l’Autriche, mercredi, quand ils ont débarqué en chantant. Norbert, Andreas et trois autres amis, des Autrichiens, ont appris l’hymne islandais « dans le train, en venant ». « On s’est dit que ce serait sympa pour prendre contact, explique Norbert. Je ne sais pas trop pourquoi mais on aime bien les Islandais. » Verdict des locaux ? « Franchement, pas mal ! Surtout, ça fait plaisir », apprécie Gudlaug. Avant de juger, sachez que les paroles de la Lofsöngur, ou Chanson de la louange, ressemblent à ça. »

A Saint-Etienne, avec des zicos croates sur un parking

« A deux heures du coup d’envoi de Croatie-République tchèque (2-2), un groupe de supporters croates avec deux guitares, une mandoline et un peu d’alcool fort ambiance sérieusement le parking situé contre le Chaudron stéphanois. Avant un match marqué par les débordements d’une partie de leur tribune, qui ont failli coûter cher à la sélection croate, ces envolées musicales reprises en chœur prennent encore plus de saveur. »

A Marseille, avec les fans de Gignac venus du Mexique

« Sombrero sur la tête, accent espagnol à couper à la machette, Umberto et son père Jacinto, ont fait 10 heures d’avion depuis Monterrey, pour voir encore un peu scorer André-Pierre Gignac, le meilleur buteur du championnat mexicain cette saison. « J’espère qu’il va jouer ce soir, suppliait Umberto à H-1 de France-Albanie, c’est grâce à lui qu’on a failli gagner le championnat [Les Tigres ont terminé finalistes]. » Dédé est bien rentré sur son ancienne pelouse du Vélodrome, acclamé par le public. Mais c’est Griezmann qui a ouvert le score, suivi par… Payet, lui aussi ancien olympien. »

A Saint-Etienne, avec les Canadiens adeptes de hockey

« Il était difficile de passer à côté d’eux aux abords du Chaudron, avant Portugal-Islande (1-1) le 14 juin. Ces huit Canadiens passionnés de football étaient habillés en hockeyeurs de la tête aux pieds. Tous les quatre ans, Robert Donaldson programme l’Euro avec ses potes de Montréal « pour boire des bières avec toutes les nations ». Leur programme était plutôt dingue avec six matchs enchaînés en huit jours. Avec un coup de cœur pour Saint-Etienne. « On ne se base pas sur la beauté de la ville mais sur l’ambiance. Nous avons été accueillis à bras ouverts dans cette ville qui vibre pour l’Euro », apprécie Robert. Un capital sympathie favorisé par leur distribution de pin’s du drapeau canadien. »

Ces huit amis ont fait le voyage depuis Montréal pour assister à six matchs de l'Euro en huit jours en France.
Ces huit amis ont fait le voyage depuis Montréal pour assister à six matchs de l'Euro en huit jours en France. - Jérémy Laugier/20 Minutes