PSG: Le nouveau logo «reflète la visibilité à l'international» des investisseurs qataris

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Publié le 22 février 2013.

FOOTBALL - Un analyste des marques estime que le nouveau logo du PSG est «une bonne évolution»...

C’est le nouveau Paris des qataris. Après avoir révolutionné le terrain en offrant au PSG des stars planétaires sur le terrain, QSI s’attaque désormais à l’image de son jouet. Première étape, un nouveau logo, dévoilé vendredi matin. Plutôt sobre et «respectueux des valeurs historiques et nationale», comme l’explique Eric Bonnet, directeur de l’agence Id&co, groupe Nomen, spécialiste en problématiques des marques.

Qu’est ce vous qui frappe en premier à la vue du nouveau logo du PSG?
Paris, Paris, Paris. Paris est en majeur, Saint-Germain en mineur. La Tour Eiffel en 3D prend aussi plus de volume que sur l’ancien logo. Les attributs de Paris sont très forts dans cette identité visuelle, cela reflète la stratégie de visibilité à l’international des nouveaux actionnaires. A l’inverse, on voit nettement la diminution de la part de Saint-Germain et de la dimension historique du club, avec notamment la disparition de la date de naissance (1970) et du berceau, symbole de l’armoirie de Louis XIV, né à Saint-Germain.

Pourquoi n’a-t-on gardé de Louis XIV que la fleur de Lys?
Pour un objectif de vulgarisation. On a toujours une dimension historique, mais plus l’histoire originelle. C’est compris par le plus grand nombre, mais les puristes vont y voir une perte de sens. C’est toute la vertu de la pédagogie: c’est plus visible mais c’est un peu moins précis.

Quelles réactions peuvent être attendues chez les supporters historiques du PSG?
Dès que vous touchez à une marque patrimoniale, vous allez susciter des réactions émotionnelles, souvent épidermiques. Vous touchez à «ma marque», «ma vie de tous les jours». Ce n’est pas simplement un changement de logo. C’est l’incarnation d’un changement de stratégie d’entreprise. Si on n’implique pas, si on n’informe pas, il peut y avoir une perte de repères ou des baisses de fréquentation. Par exemple, la marque Gap avait changé son logo à San Francisco en 2010 et perdu 30% de chiffre d’affaire car les gens ne se reconnaissaient pas dans le nouveau visuel. A partir du moment où vous expliquez les choses, ça passe. Et le PSG a eu une stratégie géniale – je ne sais pas si c’était volontaire ou non –  d’expliquer en décembre vouloir largement revisiter le logo (un visuel sans berceau ni fleur de Lys était paru dans la presse). Cela a permis aux supporters de se faire à l’idée et de se dire aujourd’hui, avec le nouveau logo: «Ah, vous voyez ce qu’on a évité».

Car ce nouveau logo n’est pas une révolution…
C’est très propre. Ils ont gardé les valeurs nationalistes, bleu-blanc-rouge. Il ne faut pas oublier que l’actionnaire majoritaire n’est pas français. Mais on n’a pas touché au symbole national. De plus on garde les fondamentaux, en forme de cercle, avec la Tour Eiffel comme image de Paris. On pourrait y voir aussi un bouclier, car il est un peu bombé. Les super héros ont toujours un bouclier pour la défense et pour l’attaque. C’est une bonne image. Dans l’ensemble, c’est un lift, une bonne évolution. On a magnifié ce qu’il fallait.

Quelle image donne-t-il du club par rapport à ceux des autres grands clubs européens?
Les autres clubs sont sur des codes de logo proches du combat chevaleresque et surchargés autour de l’histoire de la ville, des emblèmes guerriers, des blasons. Ce ne sont franchement pas nos codes héroïques en France. Nous, on est plutôt sur des codes de sobriété pour montrer nos forces. Comme par exemple nos marques de luxe.

Propos recueillis par B.V.
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