PSG-OM: Les arbitres dans l'enfer du choc de la Ligue 1

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Publié le 21 février 2013.

FOOTBALL – Les hommes en noir racontent leurs PSG-Marseille…

A la machine à café, ils déclencheront peut-être autant de discussions endiablées que la semelle d’Ibrahimovic ou la frappe de Valbuena. Désignés pour arbitrer les deux prochains clasicos, Fredy Fautrel pour celui de Ligue 1 dimanche et Stéphane Lannoy mercredi pour le choc des huitièmes de finale de Coupe de France, vont être autant épiés que les plus grandes stars de ces rencontres. Car là où un tirage de maillot sifflé à tort lors d’un Evian-Sochaux n’engendra qu’une grimace du joueur floué, la même faute lors d’un PSG-Marseille peut prendre des proportions considérables. «Lors de ces matchs, on est mission, résume Gilles Veissière, ancien arbitre international. On ne prend aucun plaisir, on ne regarde pas le match. Il y a de la pression avant, pendant et après. C’est vraiment particulier.»

«Une fois, Patrick Blondeau a mis une tarte à Marco Simone dans le tunnel»

Interrogés, les ex-professionnels du sifflet décrivent une atmosphère identique: un public étouffant, une pression intense et des joueurs sur les nerfs. «Le premier contact donne la tendance, analyse Alain Sars, également retraité du sifflet. Dans le tunnel avant-match, on sent s’il y a de la nervosité. Une fois, au moment où les joueurs se serrent la main, je vois Marco Simone fou furieux contre Patrick Blondeau. J’ai su par la suite que Blondeau lui avait mis une tarte dans le couloir qui mène au terrain. Dans ce contexte, tu sais qu’il va se passer des choses sur la pelouse.» Voire dans les entrailles du stade. L’histoire du clasico est émaillée d’anecdotes de dirigeants qui tentent de faire pression sur les arbitres dans les médias. Ou directement de visu. «Je venais le plus tard possible au stade, raconte Gilles Veissière. C’est un match où il ne faut pas traîner dans les couloirs où l’on peut se faire interpeller. Il faut confier ce genre de rencontres à des arbitres expérimentés. Moi, on ne venait pas taper à ma porte à la mi-temps.»

90 minutes entre Franciliens et Provençaux restent quand même une étape marquante dans la carrière d’un arbitre. Malgré la crainte de la lourde erreur qui pourrait les ridiculiser aux yeux du grand public ou les décrédibiliser dans le petit monde de l’arbitrage. «Si c’est valorisant quand on débute, on a souvent plus à perdre qu’à y gagner quand on est un arbitre reconnu. C’est intense, il y a souvent des incidents et pas mal de cartons, décrit Alain Sars. J’ai eu l’occasion d ‘arbitrer Milan AC-Inter et Chelsea-Liverpool en Ligue des champions, ça a la même saveur.» «Un mois et demi après, j’ai enfin pu savourer devant ma télévision la rencontre que j’avais arbitrée, sourit Veissière. J’ai arbitré la Juventus, Galatasaray ou Benfica, je pensais qu’un PSG-Marseille allait être dans la même veine. Je m’étais trompé, c’est encore autre chose.»

Romain Baheux
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