Ligue Europa: Gareth Bale, le «Juninho» de Tottenham

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Publié le 20 février 2013.

FOOTBALL - Auteur de deux buts sur coup franc direct contre Lyon, le Gallois fait partie des meilleurs spécialistes mondiaux...

Il suffit à Gareth Bale de poser un ballon au-delà de la ligne des seize mètres cinquante pour pétrifier tous les supporters lyonnais. Depuis son doublé sur coups francs directs contre l’OL, la semaine dernière à White Hart Lane, le Gallois fait office de danger public numéro 1 sur coups de pied arrêtés. Rémy Vercoutre, qui retrouvera son bourreau jeudi soir à Gerland, avait d’ailleurs comparé l’artilleur des Spurs à Juninho, son ancien coéquipier et maître incontesté de l’exercice. «J’avais testé Juninho à Lyon. Là j’ai testé Bale, et ce n’est pas mal non plus. Le ballon arrive vite, la trajectoire est un peu floue. Je vois le ballon au dernier moment.»

Avec cinq coups francs directs inscrits depuis le début de saison, le Gallois est bien sur des bases juninesques. Par certains aspects, sa technique rappelle aussi celle du Brésilien: «Ils ont une façon de frapper qui donne une trajectoire flottante», souligne Nicolas Puydebois, ex-souffre-douleur de Juninho à Lyon. Préposé aux heures sup à l’entraînement, l’ancien gardien sortait «démoralisé» de certaines séances où plus d’un coup franc sur deux finissait dans ses filets.

Plus proche de Ronaldo

Pour Lionel Letizi, ancienne victime du Lyonnais en L1 et entraîneur des gardiens de Nice, les coups francs de Bale sont tout de même «plus en force et plus purs. Juninho arrivait à mettre de l’effet dans le ballon qui montait descendait. Sa frappe était chiante.» En résumé, celle de Bale est plus prévisible et se rapproche plus de celle d’un Cristiano Ronaldo aujourd’hui. Le Gallois avoue d’ailleurs qu’il a beaucoup étudié le Portugais pour régler au mieux sa mire.

En général, il opte pour une course d’élan réduite et se contorsionne de façon spécifique pour fouetter son ballon. Dans ses trajectoires, il offre aussi moins de variations que Ronaldo, son angle préféré se situant autour du soupirail gauche, la zone inférieure du but près du poteau. Sauf qu’entre la théorie et la réalité, le gardien doit s’adapter. Brad Fiedel, interrogé par ESPN, décrit le calvaire qu’il vit chaque jour avec son coéquipier. «En tant que gardien, vous ne pouvez pas dire où va le ballon. Le problème est qu’il ne met pas beaucoup d’effet et parvient à lui faire changer de trajectoire en vol. Il n’y a aucun moyen d’entraîner votre œil à cela. Il faut juste réagir du mieux qu’on peut», souligne le vétéran des Spurs, énigmatique et résigné. Avant le match retour de jeudi soir, il n’allait pas non plus dévoiler tous ses secrets.


 

Romain Scotto
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