De notre envoyé spécial à Zagreb,
«Ce qui s’est passé durant ce match-là, même aujourd’hui, personne ne le sait». Il y a un peu moins d’un an, dans l’extrême froideur de l’hiver croate, l’Olympique Lyonnais de Bafé Gomis était venu gifler le Dinamo Zagreb (1/7) dans un match aussi fou que bizarre. Certaines rumeurs de corruption, ou encore de boycott des joueurs pour couper la tête de leur entraîneur, ont été avancées pour expliquer cette deuxième mi-temps cataclysmique (1-0 à la mi-temps) des joueurs du Dinamo. Mais aucune ne tient vraiment la route.
«Une grosse honte»
«Certains joueurs m’ont dit qu’ils n’avaient pas volontairement lâché leur entraîneur parce que personne n’aime perdre» témoigne anonymement un journaliste du quotidien sportif croate Sporste Novosti. «C’est la plus grosse défaite de l’histoire du club, ça reste pour tout le monde comme une grosse honte, poursuit-il. Après cette défaite, la Fan Zone autour du stade Maksimir a disparu. Ça continue de hanter les joueurs, c’est encore dans leurs têtes».
«Grâce» à ce match, le Dinamo détient au moins un record, celui de la plus mauvaise défense de l’histoire de la Ligue des champions, avec 22 buts encaissés sur une seule édition. Mais depuis, pas mal de choses ont changé. Si l’arrivée d’un nouvel entraîneur «old school et autoritaire», Ante Cacic, a remis le club à l’endroit après la défaite face à Lyon, lui permettant d’être champion de Croatie en fin d’année, le club a perdu deux joueurs cadres, Leko et Badelj, sans vraiment les remplacer. Bref, pas de quoi faire peur au PSG. Méfiance quand même, l’an passé, avant de sombrer face à Lyon, Zagreb avait longtemps résisté à la maison au Real Madrid de Cristiano (0-1).
| 1 | PSG | 80 | 37m | +44 |
| 2 | Marseille | 70 | 37m | +6 |
| 3 | Lyon | 64 | 37m | +21 |
| 4 | Saint-Etienne | 62 | 37m | +28 |
| 5 | Lille | 61 | 37m | +19 |