Le vestiaire madrilène a-t-il lâché Mourinho?

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Publié le 17 septembre 2012.

FOOTBALL – L'entraîneur portugais ne trouve plus les clés pour faire réagir ses joueurs…

Samedi soir à Séville, le Real Madrid a inauguré son tout nouveau maillot extérieur, couleur verte aux faux airs de l’équipe de RDA des années 80. Sans doute une belle trouvaille du point de vue marketing. Mais le problème, c’est surtout que le Real a joué comme la RDA. Sans idée, sans ligne directrice et sans jamais vraiment mettre en danger son adversaire. Ce n’est pas la première fois cette saison, et le renoncement général perçu en deuxième mi-temps en Andalousie laisse planer le doute sur ce qu’il reste de relation entre le vestiaire madrilène, notamment les Espagnols, et José Mourinho.

Les Espagnols en rébellion?

Dans le désordre, certains joueurs merengue –Casillas, Ramos et Xabi Alonso en tête- reprocheraient à l’entraîneur portugais, et ce depuis plusieurs mois, de ne pas les préparer convenablement à affronter des équipes bien regroupées derrière et de tout miser sur la vitesse et les déplacements frénétiques de ses attaquants (Cristiano Ronaldo, Di Maria, Ozil), selon El Pais. Plus grave, beaucoup ne supporteraient plus les sorties de Mourinho en conférence de presse. Habitué à défendre ses joueurs et reporter la faute sur des éléments extérieurs (arbitres, adversaire, condition météos…), l’ancien coach de Chelsea ne se gêne plus pour «se payer» son équipe en conférence de presse. Dernier exemple à Séville: «A l’heure actuelle, je n’ai pas d’équipe. Mes joueurs ne veulent pas souffrir, ils n’ont pas l’esprit assez concentré pour jouer au football

 Pérez devra choisir

Une technique de management qui aurait fini par épuiser mentalement une grande partie de l’effectif, qui n’a réussi –ou voulu- se remobiliser que pour remporter la Supercoupe d’Espagne face à l’ennemi juré catalan. Le journal AS suggère que le groupe saura mettre de côté ses différends avec Mourinho en Ligue des champions, le grand objectif présidentiel de la saison, le temps d’affronter Manchester City mardi à Santiago Bernabeu. Mais Florentino Pérez devra sans doute trancher ce conflit larvé entre l’homme à qui il a confié tous les pouvoirs lors de son arrivée au club et les cadres du vestiaire. En 2006, pour expliquer sa démission à l’issue de sa première présidence, Pérez avait eu les mots suivants: «A force de leur dire qu’ils sont les meilleurs du monde, j’ai fini par mal éduquer mes joueurs. C’est entièrement de ma faute et je suis la personne qui doit partir.» Six ans après, le président du Real semble avoir commis la même erreur, cette fois avec son entraîneur.

Julien Laloye
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