Liga: Pour José Mourinho, le Real «n'a pas d'équipe»

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Publié le 16 septembre 2012.

FOOTBALL - Le Real Madrid a encore perdu...

Un Real Madrid fébrile, trop brouillon et guère réaliste s'est incliné (1-0) sur le terrain du FC Séville, accusant ainsi déjà 8 points de retard sur le FC Barcelone, qui l'a lui emporté sans problème à Getafe (4-1), samedi pour la 4e journée du championnat d'Espagne.

Si le Barça pointe déjà en tête de la Liga avec 12 points sur 12 possibles, les Madrilènes apparaissent ainsi seulement au 10e rang, après avoir déjà enregistré deux défaites en quatre matches, à Getafe et donc au stade Sanchez-Pizjuan. A deux jours de leur premier match de Ligue des champions face à un client difficile, Manchester City, les Madrilènes, sans parler de crise, traversent déjà une période de gros temps.

But dès la 2e minute

Le coach des Madrilènes, José Mourinho, n'a d'ailleurs pas été tendre avec ses joueurs en conférence de presse après-match. «Ma préoccupation, ce ne sont pas les points de retard sur le Barça. C'est qu'en ce moment, je n'ai pas d'équipe, explique-t-il. Aujourd'hui, il y a eu très peu de têtes pensant au match et à la victoire, au fait que le football est prioritaire dans leurs vies. J'arrive à en compter deux ou trois. Il y a peu de têtes pensant au match, mais je suis l'entraîneur. Et en tant que tel, je suis responsable du mauvais début de saison de mon équipe. Je ne pense pas que cela ait un lien avec les rumeurs qui ont agité la presse ces deux dernières semaines. Cela a à voir avec l'état d'esprit de la plupart de mes joueurs.»

La défaite des hommes de Mourinho, pris à la gorge par des Sévillans impressionnants d'abnégation, a donc éclipsé la polémique générée par la mystérieuse «tristesse» que Ronaldo disait ressentir il y a quinze jours. Samedi, les hommes de Mourinho ont été cueillis à froid par un but survenu une fois de plus sur coup de pied arrêté, un de leurs points faibles en ce début de saison. Sur le premier corner, à la 2e minute du match, Trochowski, laissé libre de tout marquage, déboulait dans la surface et marquait d'un tir à bout portant.

Idéalement lancés, les Sévillans jugulaient ensuite la plupart des tentatives madrilènes, signées Higuain ou Ronaldo sur coup franc. Mais Séville, loin de se contenter de défendre, aurait pu doubler le score sur contre-attaque. A la 23e, Navas vendangeait une occasion en ne donnant pas le ballon à Rakitic, pourtant seul dans l'axe.

A la pause, l'entrée de Modric à la place de Di Maria extrêmement brouillon donnait plus de stabilité au jeu du Real. Mais cette amélioration ne se traduisait pas au tableau d'affichage. La faute à Palop qui détournait du bout des doigts une frappe du Croate (51) qui échouait sur le poteau ou à un certain manque de réalisme quand la tête de Sergio Ramos filait au-dessus des buts pourtant vides de Séville (62).

Après ces deux grosses occasions, la détermination du Real péchait par trop de précipitation. Les Blancs doivent se rendre à l'évidence: leur entame de saison est tout sauf convaincant.

Le FC Barcelone a lui vécu une soirée beaucoup plus tranquille en l'emportant (4-1) sur la pelouse de Getafe.

© 2012 AFP
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