Equipe de France: Des Bleus déjà à l'image de Deschamps

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Publié le 12 septembre 2012.

FOOTBALL - En deux matchs, l'ancien coach de l'OM a déjà commencé à changer le jeu et l'attitude des joueurs de l’équipe de France....

Avant de juger plus en détail le potentiel des Bleus de Didier Deschamps, il faudra encore attendre le 16 octobre prochain et le périlleux déplacement en Espagne. Mais après deux matchs de qualifications pour la Coupe du monde 2014, les Bleus ont fait le plein de points et de confiance. Et c’est en grande partie grâce aux méthodes de Deschamps, qui a déjà réussi à façonner une équipe à son image.

Imposer la culture de la gagne

Didier Deschamps n’a cessé de le répéter avant de partir en Finlande, l’équipe de France doit apprendre la «culture de la gagne». «L'objectif, c'est de se qualifier, martelait-il alors. Quand on entame une phase de qualification, c'est pour finir premier.» Même quand on a l’ogre espagnol dans la poule? «Je ne veux pas qu'on commence en se disant: “de toute façon, on finira deuxième”.» C’est ça, la mentalité Deschamps. «Ce qu'il essaye de nous inculquer, c’est d’être déterminés, agressifs, enchaîne Mathieu Valbuena, qui a été sous ses ordres à l’OM. C'est le fait d'y croire jusqu'au bout. A Marseille, on n'était pas très beaux à voir jouer, mais on a gagné beaucoup de matches au mental...» Ce fut déjà le cas en Finlande (0-1), où les Bleus ont été secoués mais ont tenu bon.

Une autorité sur le groupe

«DD» avait prévenu, après les écarts de l’Euro, les joueurs «n’ont plus le droit à l’erreur». Pour pousser le raisonnement plus loin, le sélectionneur des Bleus a même instauré un cadre de vie à l’intérieur du groupe France, sanctionnant notamment les retards ou les sonneries de téléphones inopportunes. «Je ne suis pas là pour leur dire ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire, nuance-t-il. Ce ne sont pas des enfants et je ne suis pas instituteur à la maternelle. Je suis là pour les aider, pour les accompagner et faire en sorte qu'ils se sentent bien, à l'aise.» Et pour l’instant, il les tient bien. Enthousiastes sur le terrain, les joueurs ont aussi joué le jeu devant les médias avec le sourire. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est un bon début.

Des choix forts

Sur le terrain, aussi, Deschamps a montré qu’il était le patron. D’abord en faisant de son clone Rio Mavuba un des cadres de l’équipe. Ensuite en accordant sa confiance à la jeune paire de défenseurq centraux Yanga-Mbiwa et Sakho, au détriment de Rami, Koscielny ou Mexès, plébiscités par Blanc. Et surtout, en exilant sur le côté droit face à la Biélorussie son attaquant star, Karim Benzema, pour offrir plus de solutions devant avec Olivier Giroud. «Ça semblait être la meilleure solution pour poser problème à notre adversaire», s’est contenté de justifier le sélectionneur. En réalité, c’est un vrai coup de force: non seulement Deschamps a révolutionné –avec succès– le jeu offensif des Bleus, mais il a aussi expliqué à tout son groupe qui prenait les décisions sur le terrain. Ce qui n’était pas si évident que ça en d’autres temps.

B.V;
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