Equipe de France: Abou Diaby est-il capable d'enchaîner?

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Publié le 10 septembre 2012.

FOOTBALL - Physiquement, le milieu de terrain des Bleus présente plus de certitudes que par le passé...

Comme avec un bon copain habitué des annulations de dernière minute avant une soirée, il est toujours osé de planifier une saison avec Abou Diaby. Le milieu de terrain des Bleus y a toujours mis de la bonne volonté, mais les blessures ont souvent contrarié ses projets. Didier Deschamps le sait et se dit très curieux de voir comment son relayeur s’apprête à enchaîner un deuxième match international en quatre jours, mardi soir face à la Biélorussie. «Je ne vois pas pourquoi il ne serait pas disponible. Je n'ai pas pu l'économiser contre la Finlande car sa présence athlétique est importante. Il existe toujours un risque avec Diaby mais ses blessures sont derrière lui.»

Tant qu’il est en forme, le sélectionneur n’a aucune raison de s’en priver. Vu le passé récent du Gunner, il semble pourtant difficile de compter sur lui sur la durée. Même Renaud Longuèvre, qui a requinqué le joueur l’hiver dernier lors d’une préparation spécifique, n’a pas d’avis tranché sur le sujet: «On n’est jamais sûr avec lui parce que sa musculature se rapproche de celle d’un athlète. C’est la vitesse qui blesse. Tout footballeur qui a une grosse explosivité peut se blesser.»

«Diaby, c’est Highlander»

Pour le coach de Ladji Doucouré, Diaby paierait sa capacité à percer les lignes à grandes enjambées. Mais il refuse de faire de ce «un sprinter sur terrain de foot», comparable au coureur de 400m haies Naman Keita, selon Longuèvre, un joueur plus fragile qu’un autre.

La dernière blessure majeure qu’il a subi, une dislocation de la cheville sur un tacle, aurait mis sur le flanc n’importe quel athlète de haut niveau, selon lui. «C’est comme si je vous tapais de toutes mes forces avec une batte de base-ball sur la cheville. Il a raison de dire qu’il n’est pas fragile. Au contraire, c’est Highlander.» Etonné de l’emballement qui entoure le joueur après seulement «un match réussi», Longuèvre regrette la fixation faite sur ses blessures. A l’heure d’affronter la Biélorussie, l’ancien Auxerrois est d’aplomb, ce qui n’est pas le cas de Clichy et Giroud, qui souffrent tous deux de problèmes musculaires. Et cela n’en fait pas pour autant des joueurs «fragiles».

R.S.
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