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Jeremy Lin, la success story qui passionne la NBA

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Avant de devenir «Linsanity» ou «Lincredible», Jeremy était donc un joueur de bout de banc, un meneur quelconque. C’est en tout cas ce que croyait le staff de Golden State. Les Warriors ont laissé le jeune homme, non drafté, cirer le banc toute la saison dernière avant de le laisser partir cet été, en plein lock-out, pour les Rockets de Houston… qui le remercieront eux aussi deux semaines plus tard, à quelques jours du début de la saison. 
Il était une fois la plus belle ascension de toute l’histoire
de la NBA (et peut-être même du sport pro américain). C’est l’histoire de
Jeremy Lin, jeune Américain de 23 ans, d’origine taïwanaise, devenu en deux
semaines la nouvelle attraction de la ligue de basket la plus cotée du monde. L’histoire
d’un «nobody» diplômé d’économie à Harvard et qui n’avait pas sa place sur les
parquets NBA. L’histoire d’un joueur non drafté, cireur de banc, d’un joueur de
ligue mineure (la NBDL) dont aucun scout et aucun staff n’avaient détecté le
talent. L’histoire d’un meneur de jeu sorti de nulle part, devenu la nouvelle
idole de New York.(Auteur: Nicolas Buzdugan) REUTERS

Il était une fois la plus belle ascension de toute l’histoire de la NBA (et peut-être même du sport pro américain). C’est l’histoire de Jeremy Lin, jeune Américain de 23 ans, d’origine taïwanaise, devenu en deux semaines la nouvelle attraction de la ligue de basket la plus cotée du monde. L’histoire d’un «nobody» diplômé d’économie à Harvard et qui n’avait pas sa place sur les parquets NBA. L’histoire d’un joueur non drafté, cireur de banc, d’un joueur de ligue mineure (la NBDL) dont aucun scout et aucun staff n’avaient détecté le talent. L’histoire d’un meneur de jeu sorti de nulle part, devenu la nouvelle idole de New York.

(Auteur: Nicolas Buzdugan)

Publié le 17 Février 2012
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  • Il était une fois la plus belle ascension de toute l’histoire
de la NBA (et peut-être même du sport pro américain). C’est l’histoire de
Jeremy Lin, jeune Américain de 23 ans, d’origine taïwanaise, devenu en deux
semaines la nouvelle attraction de la ligue de basket la plus cotée du monde. L’histoire
d’un «nobody» diplômé d’économie à Harvard et qui n’avait pas sa place sur les
parquets NBA. L’histoire d’un joueur non drafté, cireur de banc, d’un joueur de
ligue mineure (la NBDL) dont aucun scout et aucun staff n’avaient détecté le
talent. L’histoire d’un meneur de jeu sorti de nulle part, devenu la nouvelle
idole de New York.(Auteur: Nicolas Buzdugan)
  • Avant
de devenir «Linsanity» ou «Lincredible», Jeremy était
donc un joueur de bout de banc, un meneur quelconque. C’est en tout cas ce que
croyait le staff de Golden State. Les Warriors ont laissé le jeune homme, non
drafté, cirer le banc toute la saison dernière avant de le laisser partir cet
été, en plein lock-out, pour les Rockets de Houston… qui le remercieront eux
aussi deux semaines plus tard, à quelques jours du début de la saison. 
  • Diplômé
d’Harvard, une université plus réputée pour ses prix Nobel que pour ses MVP, Lin
va finalement trouver refuge chez les Knicks de New York. Sans contrat garanti,
le meneur, qui dort sur le canapé de son frère, va profiter des nombreuses
blessures et de la méforme globale des New-Yorkais (qui vivotent alors dans le
ventre mou de la Conférence Est et viennent d’enchaîner dix défaites en onze
matchs) pour intégrer le cinq de départ, à la surprise générale, le 4 février
2012. Pour le début d’une folle série.
  • Après
une première sortie monstrueuse (25 points, 8 passes) contre les Nets, Lin
enchaîne et gratte de plus en plus de temps de jeu: 23 pts, 8 passes contre le Jazz d’Utah, le 6 février, puis 28 pts, 7
passes le surlendemain contre Washington, pour une troisième victoire
consécutive. Big Apple attend alors le grand rendez-vous contre les Lakers de
Kobe Bryant (le 10 février au Madison Square Garden) pour savoir si ce Jeremy
Lin n’est qu’un feu de paille. Verdict: 38 points sur la tête des
Californiens et un quatrième succès de rang…
  • Les
pancartes ou t-shirts à la gloire de la nouvelle coqueluche se mettent alors à
fleurir dans les gradins. Tout comme les jeux de mots. «Linsanity» (Linvraisemblable)
ou «Lincredible» (Lincroyable), la NBA ne vit plus qu’à l’heure des exploits du
numéro 17. Un vrai conte de fées.
  • Certains
n’hésitent d’ailleurs pas à chambrer les Warriors pour ne pas avoir su détecter
le talent du jeune homme. «Alors Golden State, on l’a mauvaise??»
  • Quant
à la communauté asiatique, orpheline d’un joueur de haut niveau en NBA depuis
la retraite de Yao Ming, elle n’a plus d’yeux que pour l’Américano-Taïwanais. 
  • On
pensait avoir tout vu mais Lin avait encore quelques tours dans son sac. Après
un nouveau succès contre les Timberwolves de Ricky Rubio (le meneur star de l’Espagne),
«Lincredible» arrache une sixième victoire de rang sur le parquet
de Toronto, grâce à un shoot à trois points, au buzzer (la photo). Au passage, Lin vient d'empiler le plus grand nombre de points sur cinq matchs pour un joueur débutant dans le cinq majeur. Un record qui datait de la fusion entre la ligue ABA et la NBA, il y a 35 ans...
  • Grâce
à sa nouvelle notoriété, Jeremy Lin a de nouvelles admiratrices, dont certaines
qui cherchaient un «date» pour la Saint-Valentin.
  • Petit
florilège des Unes des journaux new-yorkais depuis le 4 février, au lendemain
de la victoire arrachée à Toronto. 
  • Même
les bars new-yorkais se sont mis à l’happy hour Lin. Succès garanti.
  • C’est
qui le patron? Certains prédisent que les performances de la nouvelle icône de
New York ne dureront pas. Le retour de blessure de Carmelo Anthony (à gauche) et
d’Amare Stoudemire (à droite), les deux stars des Knicks, risquent en effet de
rogner les possessions du jeune meneur. Sauf que pour l’heure, Lin vient de remettre
sur les rails une équipe encore moribonde il y a dix jours et qui n’entrevoyait
même plus une place en playoffs. Il est celui qui a remis de l’huile dans les
rouages d’un collectif à la dérive et relancé un coach et un staff qui s’apprêtaient
à passer à la comptabilité. Alors les espoirs les plus fous sont permis pour
les semaines et les mois qui viennent du côté de Big Apple… 
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