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Publié le 24 août 2012.

Lance Armstrong va perdre ses sept victoires dans le Tour de France et sera radié à vie du cyclisme professionnel, a annoncé l'Agence américaine antidopage (Usada) après que le coureur eut renoncé à contester les accusations de dopage contre lui.

"Aujourd'hui, je tourne la page", a écrit l'Américain dans un communiqué, où il réaffirme toutefois son innocence et accuse l'Usada de mener une "chasse aux sorcières contraire à la constitution" contre lui.

Dans la foulée, le directeur général de l'Usada, Travis Tygart, a déclaré à l'AFP qu'Armstrong serait aussi dépossédé de tous ses résultats depuis le 1er août 1998, une décision qui doit toutefois encore recevoir l'aval de l'Union cycliste internationale (UCI).

"L'UCI a pris note de la décision de Lance Armstrong de ne pas recourir à un arbitrage dans le cas que l'Usada a lancé contre lui", souligne dans un communiqué la Fédération internationale, qui avait dénoncé au début du mois le mépris de l'Usada pour les règles et demandé que la gestion du cas Armstrong soit confiée à une autorité indépendante.

Dans ce cas-là, l'UCI rappelle qu'en vertu du Code mondial antidopage, l'organisation antidopage, à savoir l'Usada, doit soumettre aux parties, Lance Armstrong, l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'UCI, une décision motivée expliquant l'action entreprise.

L'Usada devait le faire lors d'une conférence de presse vendredi aux Etats-Unis.

Le patron de l'Agence mondiale antidopage (AMA), John Fahey, a regretté que Armstrong n'ait pas été entendu "par un tribunal en audience publique dans le cadre d'une procédure juste", tout en soulignant à la radio australienne ABC que la décision du coureur ressemble fort à un aveu de culpabilité.

"Il ne peut y avoir d'autre interprétation", a-t-il dit.

"Son incapacité à réfuter les charges a permis à l'Usada de considérer cela comme un aveu de culpabilité et d'imposer des sanctions", a-t-il ajouté.

Armstrong a pris sa décision après le rejet du tribunal fédéral d'Austin, au Texas, de son recours contre l'Usada, qui laisse le champ libre à l'agence antidopage pour poursuivre sa procédure contre lui.

Elle accuse le coureur d'avoir utilisé des substances interdites notamment de l'EPO et des stéroïdes, ainsi que des transfusions sanguines depuis 1996.

L'Usada ajoute que dix anciens équipiers de l'Américain sont prêts à témoigner contre lui.

Selon M. Tygart, "il s'agit d'un exemple poignant de la manière dont la culture du gagner-à-tout-prix peut, si elle n'est pas contrôlée, submerger la compétition juste, sûre et honnête".

Armstrong dit renoncer à sa lutte contre l'Usada par lassitude et parce qu'il veut se consacrer au travail de sa fondation Livestrong contre le cancer, maladie qu'il a vaincue en 1997.

"Je ne m'occuperai pas plus longtemps de cette question, étant donné les circonstances", déclare le coureur estimant que "depuis le début, cette enquête n'a pas eu pour but d'établir la vérité ou de nettoyer le cyclisme, mais de me punir à tout prix".

Dans son recours devant le tribunal fédéral d'Austin, il accusait l'Usada de n'être pas compétente pour le poursuivre et demandait un arbitrage en justice, estimant que ses droits constitutionnels avaient été violés.

"Aujourd'hui, je suis déçu pour Lance et pour le cyclisme en général", déclare son ancien directeur sportif Johann Bruyneel, lui-même accusé par l'Usada d'avoir pris part à un système de dopage organisé au sein des équipes avec lesquelles Lance Armstrong a remporté ses sept Tours de France.

"Désolé pour le Tour de France, le cyclisme", Laurent Jalabert, coureur professionnel de 1989 à 2002 et sélectionneur de l'équipe de France, s'est dit néanmoins persuadé que Armstrong est "un immense champion", sur RTL.

L'Américain, champion du monde en 1993 avant son cancer, a remporté sept Tours de France consécutifs de 1999 à 2005, un record, après sa maladie.

A l'époque moderne, deux coureurs ont gagné le Tour sur tapis vert à la suite d'un contrôle antidopage positif du vainqueur. L'Américain Floyd Landis a laissé la place à l'Espagnol Oscar Pereiro pour l'édition 2006. L'Espagnol Alberto Contador a fait de même au profit du Luxembourgeois Andy Schleck pour 2010.

Mais dans le cas d'Armstrong, chambouler le palmarès du Tour s'apparente à un casse-tête. A titre d'exemple, son dauphin a été à trois reprises (2000, 2001, 2003) l'Allemand Jan Ullrich, lui aussi sanctionné pour dopage dans le cadre de l'affaire Puerto et privé récemment de sa 3e place du Tour 2005.

© 2012 AFP
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