Affaire Di Grégorio: Cofidis veut «tourner la page» et parler vélo

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Publié le 11 juillet 2012.

CYCLISME - Après la garde à vue de Rémy Di Gregorio...

L'équipe Cofidis s'est recentrée sur son objectif sportif, mercredi à Mâcon, au départ de la 10e étape du Tour de France, au lendemain de l'arrestation de l'un de ses coureurs, Rémy Di Grégorio, dans une affaire de dopage présumé. Devant les médias, venus en nombre, le manager général Yvon Sanquer s'est exprimé alors que les coureurs, eux, sont restés cloîtrés dans le bus, dans l'heure précédant le départ. «On a débriefé ce qu'on avait à débriefer. Maintenant il faut tourner la page. On est là pour faire du vélo», a insisté Sanquer, à quelques minutes du départ.

Le manager de Cofidis a précisé qu'il n'avait aucun élément supplémentaire sur l'affaire qui touche Di Grégorio, recruté à l'intersaison en provenance de l'équipe Astana. Le coureur provençal a été interpellé mardi matin, lors de la journée de repos, et il était maintenu en garde à vue mercredi à Marseille, avec un des deux autres hommes arrêtés mardi dans la même affaire, un naturopathe de 75 ans. Ces deux hommes, entendus à Marseille par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et de la section de recherches phocéenne, pourraient être présentés à la juge Annaïck Le Goff mercredi en fin de journée ou jeudi, à l'issue des 48 heures de garde à vue.

Suivez la 10e étape du Tour de France en live comme-à-la-maison

Le troisième homme a été remis en liberté, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. «La décision qui a été prise est de faire du vélo dans les meilleures conditions possibles, de continuer sur les objectifs que nous nous sommes fixés», a ajouté Sanquer, nommé à la tête de l'équipe française dans les jours précédant le départ du Tour, en remplacement d'Eric Boyer. «Les coureurs réagissent bien après un premier passage légitime d'abattement et de stupeur. Hier (mardi) après-midi ils ont bien récupéré. On a fait le maximum pour dédramatiser la situation», a précisé le manager, qui s'est employé à rappeler l'importance du terrain: «Le meilleur moyen est de se concentrer sur la course».

Outre Di Grégorio, Cofidis avait présenté au départ du Tour quatre autres Français, Samuel Dumoulin, Nicolas Edet, Julien Fouchard et David Moncoutié, l'Estonien Rein Taaramae, 12e du classement, l'Espagnol Luis Angel Maté et les Belges Jan Ghyselinck et Romain Zingle. «Ils sont prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes autour de Rein (Taaramae) parce qu'on a la chance d'avoir un objectif avec la quête du maillot blanc de meilleur jeune», a souligné Sanquer. «Mon rôle est de protéger les coureurs», a-t-il insisté. «Il faut qu'ils puissent montrer leur potentiel sportif sur la route, que le sport reprenne toute sa place».

Didier Rous, directeur sportif de l'équipe, a tenu un discours approchant, en beaucoup plus bref: «On continue la course comme on le fait depuis le départ du Tour. L'équipe va bien. C'est la seule chose que j'ai à dire». Les coureurs, eux, ont attendu dans le bus avant d'aller signer la feuille d'émargement sur le podium et de prendre place dans le peloton sur la ligne de départ.

© 2012 AFP
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