Les bizuths du Tour de France

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Publié le 6 juillet 2012.

CYCLISME - Thibaut Pinot et Julien Simon racontent leur premier Tour...

Ils sont passés de l’autre côté de l’écran. Jusqu’ici, le Tour, Thibaut Pinot (FDJ) et Julien Simon (Saur, 22 et 27 ans au compteur), ne l’avaient regardé qu’à la télé. Mais depuis une semaine, les deux coureurs sont entrés dans un nouveau monde. «C’est tout en plus grand. Il y beaucoup de monde autour de la route, il y a aussi énormément de médias», remarque Simon, longtemps échappé jeudi entre Rouen et Saint-Quentin.  «Tout le monde est là. Comparé à un Tour de Romandie ou à un Dauphiné avec le même plateau, là, il y a dix fois plus de monde. Le Tour, c’est juillet, c’est les vacances, c’est une belle fête pour la France et le sport en général», s’emballe Pinot. Et pour les deux bizuths, la même phrase en forme de slogan: «c’est un rêve de gosse qui se réalise».

Sur le Tour, on ferme sa gueule ou on démissionne.

Même si le dépucelage est souvent douloureux. Si Peter Sagan a déjà gagné deux étapes  en cinq jours pour son premier Tour, il reste une exception. En général, quand on découvre le Tour, on ferme sa gueule ou on démissionne. « On ne l’ouvre pas trop. On est surtout  là pour apprendre, amener les K-Way, ramener les bidons, aider son leader. Et prendre une échappée à un moment donné si c’est possible.  Et puis, on apprend aussi gérer le stress, les sollicitations et l’énergie que tout le monde déploie.» raconte l’ancien coureur  Christophe Moreau qui a découvert le Tour en 1996 sous les couleurs de Festina. «Je me rappelle bien du prologue à S’Hertogenbosch. J’avais des frissons partout, limite les larmes aux yeux. On se dit ça y est, on y est » poursuit celui qui a couru 15 Tours de France dans sa carrière (4e en 2001).

«Avant et après le Tour, on a l’impression qu’il n’y a plus rien»

Car une fois qu’on y est, difficile de décrocher. Si la Grande Boucle ne dure qu’un mois, ses effets sont  très puissants. «On a l’impression qu’avant et après le Tour, il n’y a rien. C’est une hégémonie qui vous dépasse un peu. Quand on arrive à Paris, la première chose à laquelle on pense c’est d’y être l’année d’après. C’est un monde à part», conclut cet ancien Maillot jaune. Les Champs Elysées, Pinot et Simon n’y sont pas encore. Difficile pour eux de se projeter dans une épreuve où la moindre chute peut être fatale. Mais où une seule échappée peut être un véritable accélérateur de notoriété. L’Histoire du Tour depuis toujours. Une légende à laquelle appartiennent désormais Pinot et Simon. Pour  le meilleur et pour le pire.  

A Saint-Quentin, François Launay
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