Laurent Jalabert contraint de retenir Bourgain le pistard

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Publié le 5 juillet 2012.

CYCLISME - En vertu d'un obscur règlement, la FFC engage un pistard pour l’épreuve sur route...

Dans le cyclisme français, on peut être très mauvais sur les routes et être retenu malgré tout pour les Jeux olympiques. C’est le cas de Mickael Bourgain, spécialiste français du keirin. Pour défendre ses chances aux JO dans son épreuve de prédilection, le pistard devait absolument être engagé sur une autre épreuve de cyclisme.

 Un règlement étonnant et une situation ubuesque dont a fait les frais l’équipe de France de cyclisme sur route. « J’ai été mis au courant juste avant le Tour. Le président de la fédération française m’a appelé pour m’informer de ce problème. Il y avait deux solutions : soit demander à Bourgain de rester à la maison et le priver d’une chance de médaille sur keirin. Soit le prendre dans le quota route. On était un peu dans une impasse et on ne m’a pas demandé mon avis. Je n’ai pas eu le choix», lâche Laurent Jalabert, le sélectionneur français.

«Je n'attends rien de lui. Ce n'est pas moi qui l'ai choisi»

Alors que l’ancien coureur avait prévu de sélectionner quatre spécialistes, il a dû réserver in extremis une place à Bourgain aux côtés d’Arnaud Demare, Sylvain Chavanel et Tony Gallopin. «  Je ne savais pas que c’était possible de changer un coureur de course en ligne pour un pistard.  Je suis un peu déçu pour les copains qui n’iront pas aux Jeux. Je pensais qu’on serait quatre. Mais bon, c’est notre patron qui décide, c’est comme ça », lâche Gallopin.  Du coup, pour la course en ligne des Jeux, la France aura trois vrais coureurs au lieu de quatre.

Car si Bourgain sera bien au départ, il fera office de figurant. « Je n’attends rien de lui. Ce n’est pas moi qui l’ai choisi. Il est là pour pouvoir participer au keirin. Ca l’oblige à être sur la ligne de départ et je vais juste lui demander de ne pas se casser sa figure pour ne pas compromettre ses chances dans son épreuve. Il ne fera sans doute pas plus de cinq kilomètres avant d’abandonner. Je sais que c’est un peu difficile à comprendre. Mais il y a parfois des choses incohérentes», regrette Jalabert. Pas sûr que cela console les Voeckler ou Vichot, privés de Jeux, pour un stupide point de règlement.

François Launay
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