Tour de France: Cavendish découvre le plaisir en solitaire

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Publié le 2 juillet 2012.

CYCLISME - Le Britannique sait aussi gagner sans un train à son service…

De notre envoyé spécial,

Sur le Tour de France, une victoire au sprint de Mark Cavendish c’est un peu comme un succès de l’Espagne en foot: une évidence. Au point de déclencher des soupirs résignés des amateurs de suspense devant ce 21e succès d’étape du Britannique sur la Grande Boucle. Sauf que cette victoire décrochée lundi à Tournai ne ressemble pas aux autres. Pour la première fois, le meilleur finisseur du monde a remporté le premier sprint du Tour. Pour la première fois, le champion du monde s’est imposé sur le Tour avec le maillot arc-en-ciel sur le dos.

Et s’il  faut encore un argument pour convaincre les  pisse-vinaigre, c’est surtout la première fois que le natif de l’île de Man s’impose sans une équipe dédiée à sa cause. Transféré cet hiver de HTC à Sky, le « Cav » n’a plus de poissons pilotes comme Mark Renshaw prêts à se sacrifier pour lui dans les derniers mètres. « Je savais que ce Tour allait être plus difficile car je n’ai pas une équipe entièrement consacrée à me faire gagner au sprint cette année. Chez Sky, l’objectif est de gagner le Tour de France. Mais ça m’enlève aussi de la pression car tout ne repose pas sur moi», lâche l’Anglais.

«Je pensais que c’était mieux de faire ça tout seul»

Au contraire, on dirait même que cet égocentrique né adore le fait d’être un peu seul contre tous. Au point de pousser l’arrogance à refuser l’aide de ses coéquipiers  Boasson-Hagen et Eisel dans les derniers kilomètres. «Si on veut être lancé, il faut avoir toute une équipe derrière soi. Je ne voulais pas juste faire travailler deux coureurs. Je pensais que c’était mieux de faire ça tout seul. C’est plus facile pour moi car il faut prendre une décision immédiatement», explique Cavendish.

La grosse tête sur les épaules, les bras levés sur le Tour à l’arrivée, pas de doute, même seul contre tous, l’Anglais n’a pas changé sur les routes. Pire pour ses adversaires, il est encore plus serein que d’habitude. Grâce, on ne rigole pas,  à la stabilité trouvée avec Peta Todd, une ancienne playmate qui lui a donné son premier enfant il y a quelques mois. « Ca a son importance. Peta m’apporte beaucoup. Elle m’aide à me concentrer sur mon travail. Les messages qu’elle m’envoie avant la course me donnent un équilibre». Au point de transformer son isolement de coureur en véritable force.

François Launay à Tournoi
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