Tour de France: La Belgique, l'autre pays du vélo

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Publié le 1 juillet 2012.

CYCLISME - Pendant trois jours, la route du Tour emprunte les routes du pays voisin...

De notre envoyé spécial à Seraing (Belgique),

Ils ont les plus belles classiques (Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège), le plus grand champion (Merckx) et sans doute la plus grande révérence envers la petite reine. Jusque lundi, la Belgique accueille le départ du Tour de France en grandes pompes. De Liège à Seraing en passant par Visé et Tournai, plus d’un million de personnes sont attendues pendant trois jours sur les routes belges, soit 10% de la population totale du pays.  Car en Belgique, le vélo n’est pas qu’un sport, c’est une véritable religion. Si la France se passionne un mois par an pour les forçats de la route, de l’autre côté de la frontière, les coureurs sont vénérés de janvier à décembre.

Une passion qui vient des origines du cyclisme

«C’est une passion qui vient des origines du cyclisme. C’était un moyen pour beaucoup de gens pauvres de sortir de la misère. Les premiers coureurs étaient souvent des fils d’agriculteurs ou de mineurs qui ne gagnaient pas  bien leur vie. Le vélo était un vecteur d’ascension sociale. Avec un engouement et un côté aventurier qui s’est perpétue jusqu’à aujourd’hui», raconte Eric De Falleur, journaliste au quotidien belge La Dernière Heure. Et contrairement à ce qui se passe chez nous, les affaires de dopage des dernières années n’ont pas altéré l’histoire d’amour entre la Belgique et le cyclisme.

Pas le même engouement en Flandre et en Wallonie

Depuis samedi, les coureurs sont unanimes sur le bel accueil réservé par ce public de connaisseurs. Même si , Belgique oblige, les différences culturelles et linguistiques se font aussi sentir dans le vélo. «En Flandre, la passion pour le vélo, c’est toute l’année. Chaque village a sa course de jeunes ou de pros, chaque village a eu ou a des coureurs. C’est totalement différent en Wallonie où, si les grands événements sont suivis, il n’y a pas d’engouement comparable avec la Flandre», poursuit De Falleur. Et même la géographie différencie Wallons et Flamands. Chez les francophones où le relief est plus difficile, les immenses parcs à vélos sont beaucoup plus rares qu’à Gand, Bruges ou Anvers aux grandes routes toutes plates. La preuve qu’en Belgique le vélo a plusieurs chapelles. Normal pour un sport élevé ici au rang de religion.

François Launay à Seraing (Belgique)
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