Fabian Cancellara: «L'un des sommets de ma carrière»

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Publié le 30 juin 2012.

INTERVIEW - Le Suisse a remporté le prologue du Tour de France 2012...

Fabian Cancellara s’est réconcilié avec la Belgique. Trois mois après sa chute sur le Tour des Flandres qui a failli mettre un terme à sa saison (fracture de la clavicule), le Suisse est revenu ce samedi au premier plan à Liège. Vainqueur d’un prologue du Tour pour la cinquième fois de sa carrière (record de Bernard Hinault égalé), le coureur de Radioschack en a profité pour endosser son vingt-deuxième maillot jaune de sa carrière. Mais celui-ci a une valeur très particulière dans une ville porte bonheur où il s’était déjà imposé il y a huit ans...

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Quel est votre sentiment après ce succès?

J’ai l’habitude d’être sur le podium du prologue au Tour de France. Mais cette victoire est vraiment spéciale. Ce sera l’un des sommets de ma carrière. Ce n’est pas seulement parce que j’ai déjà gagné ici il y a huit ans. Après ma chute le 1er avril et le grand travail que j’ai fait pour revenir, j’ai passé une journée à 100%. Je suis fier car j’ai donné le maximum. J’étais tranquille au départ car j’avais fait le maximum pour venir ici. J’ai beaucoup pensé à ma famille, ma femme et ma petite fille qui va bientôt arriver. Ca m’a donné beaucoup de force ces derniers mois. Mon équipe m’a aussi apporté beaucoup de soutien. J’ai fait le travail que je devais faire. Mais cette victoire est encore plus spéciale que toutes celles remportées sur le tour de France.

Il y actuellement une enquête autour de Lance Armstrong mais aussi autour de Johan Bruyneel, votre manager. Est-ce que cela a eu une influence sur vous ce samedi ?

Je regarde en avant, pas en arrière. C’est une vielle histoire qui s’est passé il y a plusieurs années. On en parle beaucoup et c’est quelque chose qui préoccupe beaucoup de monde. Mais je ne pense pas à ça. Je me concentre sur mon métier de coureur, sur mon vélo. Lance et Johann sont occupés avec ça actuellement mais c’est leur problème à eux. J’ai déjà connu une situation semblable une année avec Bjarne Riis. Et à l’époque, c’était important de maintenir le clame et la tranquillité dans l’équipe. C’est pourquoi, je suis là pour faire mon métier de coureur.

C’est une année difficile pour votre équipe avec cette affaire, le forfait d’Andy Schleck mais aussi des problèmes de salaire non reçus par des coureurs. Ce succès peut-il aider l’équipe à aller mieux ?

Ce que je fais à Liège en est la meilleure démonstration. Après ma chute au Tour des Flandres, j’aurais pu dire «salut tout le monde, on se reverra l’année prochaine quand ça ira mieux». Mais je ne suis pas comme ça. Je me suis vraiment battu pou revenir et atteindre mon but qui est de gagner des courses. Un leader c’est ça. C’est quelqu’un qui ne gagne pas simplement des courses mais qui fait tout pour y arriver. C’est trop facile de se décourager. Il faut vraiment savoir garder la tête froide et savoir être responsable. Responsable pour ma famille mais aussi vis-à-vis de mes coéquipiers. Je pense avoir montré que j’allais dans la bonne direction. Un leader c’est quelqu’un qui doit être fort. C’est quelque chose que j’ai appris dans les classiques où il faut vraiment se battre. Et puis les journées passées avec le maillot jaune m’ont aidé dans ma carrière. Ce premier maillot jaune sur ce Tour est très important pour l’équipe et pour nos sponsors. Et dimanche, on va vraiment se battre pour le garder.

Propos recueillis à Liège par François Launay.
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