Questions autour de la mort de Frank Vandenbroucke

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Publié le 13 octobre 2009.

DECES - Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas sur le décès du coureur belge...

Où se trouvait Frank Vandenbroucke?

Le coureur belge était en vacances dans la station balnéaire de Saly, au Sénégal, à 70 km au sud de Dakar. Il y séjournait pour une dizaine de jours en compagnie d’un coéquipier de l’équipe cycliste Cinelli, Fabio Polazzi. Le coureur avait quitté cette équipe de niveau continental en août.

 

Que sait-on sur les circonstances de sa mort?

«VDB» aurait succombé à une embolie pulmonaire selon les médias belges. Mais les causes du décès restent confuses. L’Equipe parle de «témoins [qui] indiquaient la présence à côté de son lit d’insuline, de somniphère (du Stilnox) et d’un anxiolytique (du Xanax)». Le quotidien évoque aussi un vol de trois cents euros et de deux portables. Un employé de l'hôtel La Maison Bleue a confié à l'AFP les conditions de l'arrivée du coureur dans l'établissement dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 heures du matin: «Quand il est venu, il était ivre. Il était avec une Sénégalaise. Il était ici pour une nuit, on lui a servi une flag. Vers 4h du matin, sa compagne est venue demander une serpillière car il avait vomi. Jusqu'à 13h, il n'est pas sorti de sa chambre. Vers 20h, mon patron m'a appelé et m'a dit que le client était décédé.»

 

Quels sont ses antécédents en matière de drogue?

Coureur extrêmement doué des années 90, le Belge est impliqué dans deux affaires de dopage (en 1999 et 2002). Dans son autobiographie, «VDB» situe ses débuts de dopage à fin 1998. Un soir, son coéquipier à la Cofidis, Philippe Gaumont lui propose un mélange de Stilnox et d’alcool, ce qui rend le somnifère hallucinogène. Il commence alors à fréquenter Bernard Sainz, alias Docteur Mabuse. En 2002, la police découvre des substances interdites à son domicile, ce qui lui vaut une suspension et 200 heures de travaux d’intérêt général. Toujours dans son autobiographie, il raconte qu’en 2005, il a tenté de se suicider en prenant de l’insuline et du vin. En 2007, après sa séparation avec son épouse, il tente à nouveau de mettre fin à ses jours. Sans succès, il termine en hôpital psychiatrique.

 

Etait-il en train de remonter la pente?

Oui, assure son ancien directeur sportif Alain Deloeuil: «C’est incroyable à expliquer. Frank avait l’air très bien. Il était consultant pour une télévision belge lors des championnats du monde de Mendrisio et ça s’était bien passé. Il cherchait une équipe pour 2010.» Mais l’entourage du coureur s’attendait un, peu à une fin aussi brutale. «Ce n’est qu’une demi-surprise, assure son oncle et ancien coureur Jean-Luc Vandenbroucke dans Les Dernières Heures. On savait qu’il était sujet à des hauts et des bas au niveau moral. J’appréhendais une telle issue car Frank a connu un parcours chaotique. Ca pouvait mal se terminer, à la Pantani.»

 
M.P.
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