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Publié le 17 juillet 2008.

TOUR2008 – Les contrôles positifs de Beltran et Duenas mettent l’Espagne au cœur du problème du dopage...

Si on se fie aux seuls résultats, le cyclisme espagnol se porte comme un charme. Alors que la France attend un vainqueur du Tour depuis 1985, son voisin espagnol a enlevé les deux dernières éditions avec Oscar Pereiro et Alberto Contador. Mais l’Espagne, c’est aussi le pays de l’affaire Puerto, ce scandale du dopage qui implique 58 cyclistes espagnols et étrangers depuis 2006 et qui avait éclaboussé d’autres sports. Les contrôles positifs de Manuel Beltran et Moises Duenas viennent rappeler le pays à cette triste réalité, d’autant que l’Italien Riccardo Ricco – tombé comme les deux autres pour prise d’EPO – appartient à la formation espagnole Saunier-Duval.

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Il n’en fallait pas plus pour que le cyclisme hispanique soit désigné comme le dernier de la classe en matière de lutte antidopage. La critique vient même de haut. Pat McQuaid, président de l'Union cycliste internationale (UCI), estime qu'il y a du «laxisme» en Espagne. «Même au niveau des juniors, j'ai entendu parler de cas positifs», enfonce McQuaid.

Les contradictions du pouvoir politique

Pas toujours prompte à évoquer le dopage, la presse sportive espagnole s’est émue du cas Duenas. «Si on s’en tient aux statistiques pures, on pourra titrer "L’Espagne a un dopé par jour sur le Tour"», ironise avec regret «AS». Pour le quotidien sportif madrilène, le contrôle positif de Duenas est préoccupant: «Le cas Beltran nous a indignés, mais par surpris. A 37 ans, il y a des mauvaises habitudes qui ne guérissent pas. Celui de Duenas est plus grave, parce qu’à 27 ans, lui et sa génération devraient avoir compris que la voie du dopage mène seulement à la destruction du cyclisme.» Pour «El Pais», ces affaires contribuent à renforcer «l’image permissive du sport espagnol» en matière de dopage.

Il faut dire que la lutte antidopage ne semblait pas être une priorité durant les années du gouvernement de José-Maria Aznar. L’arrivée des socialistes au pouvoir en 2004 a marqué un début de prise de conscience. En 2006, une loi antidopage plus dure était votée, ce qui fera même dire au secrétaire d'Etat aux Sports, Jaime Lissavetzky que «L'Espagne est un exemple». Problème, le même Lissavetzky soutient Alejandro Valverde, impliqué dans le cadre de l’affaire Puerto. En 2007, la fédération espagnole avait imposé la présence du coureur pour le Championnat du Monde, contre l’avis de l’UCI et de l’Agence mondiale antidopage. On a connu mieux en matière d’exemplarité.

Si vous souhaitez réagir sur le dopage, ça se passe par ici.

 

Alexandre Pedro
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