Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Tour de France 2013: Les dangers du contre-la-montre par équipes

Tour de France 2013: Les dangers du contre-la-montre par équipes

CYCLISME – Les coureurs le disputeront mardi à Nice…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Calvi (Haute-Corse),

C’est l’étape la plus courte de ce centième Tour de France
C’est l’étape la plus courte de ce centième Tour de France mais elle pourrait s’avérer lourde de conséquences pour certains leaders. A peine arrivés sur le continent, les coureurs de la Grande Boucle vont disputer dans les rues de Nice un contre-la-montre par équipes. Vingt-cinq kilomètres d’effort collectif où le temps de la formation est arrêté au passage du cinquième coureur sur la ligne d’arrivée. Et tant pis pour les retardataires qui en subiront les conséquences au classement général. Cette année, les favoris sont à chercher du côté de la Sky, équipe du favori Christopher Froome, de Garmin ou d’Omega Pharma Quick Step.
A peine arrivés sur le continent,
C’est l’étape la plus courte de ce centième Tour de France mais elle pourrait s’avérer lourde de conséquences pour certains leaders. A peine arrivés sur le continent, les coureurs de la Grande Boucle vont disputer dans les rues de Nice un contre-la-montre par équipes. Vingt-cinq kilomètres d’effort collectif où le temps de la formation est arrêté au passage du cinquième coureur sur la ligne d’arrivée. Et tant pis pour les retardataires qui en subiront les conséquences au classement général. Cette année, les favoris sont à chercher du côté de la Sky, équipe du favori Christopher Froome, de Garmin ou d’Omega Pharma Quick Step.
«Une affaire de spécialistes»
«Ca reste une affaire de spécialistes, raconte Andy Flickinger, directeur sportif d’Europcar. Notre boulot, c’est de soigner l’ordre des coureurs pour que le groupe soit le plus efficace possible. Pour lancer la course, on met un coureur tonique puis le suivant est chargé d’imprimer le rythme. A la fin, les plus forts doivent être autant fatigués que les plus faibles.» Quitte à ce que certains se sacrifient pour assurer le train pour leurs équipiers moins rouleurs. «Il faut régler les problèmes d’ego avant de partir, explique Christophe Riblon, coureur chez AG2R La Mondiale. Les forts doivent accepter de prendre un relais plus long mais sans faire exploser le groupe en se mettant à fond.»
Pour avoir une chance d’exister dans cet exercice particulier, mieux vaut avoir un coureur capable de prendre des relais puissants pour emmener le groupe. Des formations uniquement construites pour les hauteurs de la Grande Boucle peuvent prendre un retard rédhibitoire au classement général. Encore plus sur un parcours des plus plats comme le long de la promenade des Anglais. «Dans ces cas-là, il faut juste envoyer des watts tout au long du parcours. On a les coureurs capables de le faire chez nous, souligne le coureur d’Omega Pharma Quick Step Jérôme Pineau. Moi dont ce n’est pas la spécialité, je dois faire attention à ne pas gêner les autres en cassant le rythme.»
«Si on parle, ce n’est pas bon signe»
Le contre-la-montre par équipes laisse peu de place à l’improvisation. «Il faut avant tout une bonne harmonie», insiste Flickinger. «Si on commence à se parler, ce n’est pas bon signe, poursuit Riblon. Quand on est dans la roue, on doit faire confiance à celui qui est devant. C’est à lui de ne pas hésiter à freiner si la route se complique. On peut peut-être gagner une seconde mais si on envoie trois mecs dans le décor, ça ne vaut pas la peine.»
Même sur les 25 kilomètres du parcours niçois, toutes les équipes n’arriveront pas au complet. Chute, ennui mécanique ou défaillance individuelle, les traînards peuvent vite se multiplier. Dans ces cas-là, tout le monde ne bénéficie pas du même traitement de faveur. «On a un plan en cas de chute qui est simple, explique Andy Flickinger. Si c’est Pierre Rolland ou Thomas Voeckler, on les attend.» «On fera l’effort de remonter notre leader s’il a un problème, ajoute Christophe Riblon. Si c’est moi, on ne m’attendra pas, ça ferait perdre trente secondes à la fin.» Et nuirait à l’intérêt collectif.
Si c’est Pierre Rolland
Même sur les 25 kilomètres du parcours niçois, toutes les équipes n’arriveront pas au complet. Chute, ennui mécanique ou défaillance individuelle, les traînards peuvent vite se multiplier. Dans ces cas-là, tout le monde ne bénéficie pas du même traitement de faveur. «On a un plan en cas de chute qui est simple, explique Andy Flickinger. Si c’est Pierre Rolland ou Thomas Voeckler, on les attend.» «On fera l’effort de remonter notre leader s’il a un problème, ajoute Christophe Riblon. Si c’est moi, on ne m’attendra pas, ça ferait perdre trente secondes à la fin.» Et nuirait à l’intérêt collectif.
Thomas Voeckler
Même sur les 25 kilomètres du parcours niçois, toutes les équipes n’arriveront pas au complet. Chute, ennui mécanique ou défaillance individuelle, les traînards peuvent vite se multiplier. Dans ces cas-là, tout le monde ne bénéficie pas du même traitement de faveur. «On a un plan en cas de chute qui est simple, explique Andy Flickinger. Si c’est Pierre Rolland ou Thomas Voeckler, on les attend.» «On fera l’effort de remonter notre leader s’il a un problème, ajoute Christophe Riblon. Si c’est moi, on ne m’attendra pas, ça ferait perdre trente secondes à la fin.» Et nuirait à l’intérêt collectif.