Sebastian Coe lors de la conférence de presse organisée par l'AMA concernant le dopage dans l'athlétisme, le 14 janvier 2016 à Munich.
Sebastian Coe lors de la conférence de presse organisée par l'AMA concernant le dopage dans l'athlétisme, le 14 janvier 2016 à Munich. - Kerstin Joensson/AP/SIPA

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Sebastian Coe a admis lundi à Tokyo qu'il serait long et difficile de regagner la confiance du public après les scandales de dopage et de corruption qui ont frappé ce sport. Mais le Britannique de 59 ans, en visite à Tokyo en sa qualité de président de l'Association olympique britannique (BOA), s'est engagé à «créer une plateforme propre pour des athlètes propres».

>> A lire aussi: La corruption «était partie intégrante» de la Fédération internationale

«Je suis sûr que les changements que je suis en train d'engager seront en place d'ici la fin de l'année», a-t-il déclaré. Depuis qu'il a succédé au Sénégalais Lamine Diack en août à la tête de l'IAAF, Lord Coe a vécu un mandat particulièrement mouvementé, avec notamment la suspension de la Fédération russe d'athlétisme sur fond de scandale de dopage organisé en Russie, et, pour corser le tout, des pots-de-vin extorqués aux athlètes russes par le clan Diack père et fils en échange de la non révélation de contrôles antidopage positifs.

«Ramener le débat sur le terrain de l'intégrité et de la confiance»

«Comme je l'ai déjà dit, la longueur du chemin du retour à la confiance est incertaine mais nous devons faire des changements», a-t-il ajouté. «Nous devons faire avancer les réformes pour lesquelles on m'a donné le feu vert lors de la précédente réunion de notre conseil. J'en rendrai compte au cours de notre prochain conseil dans quelques semaines mais, oui, ces réformes sont très, très importantes».

«Nous devons ramener le débat sur le terrain de l'intégrité et de la confiance», a déclaré devant la presse cet ancien membre du Parlement britannique après avoir signé un accord pour l'utilisation par les athlètes de son pays d'installations à Yokohama et Kawasaki pour les jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Mots-clés :