Yohan Cabaye lors du match de qualification pour le Mondial 2014 France-Finlande, le 7 septembre 2012.
Yohan Cabaye lors du match de qualification pour le Mondial 2014 France-Finlande, le 7 septembre 2012. - FRANCK FIFE / AFP

Bertrand Volpilhac

De notre correspondant à Helsinki

C’est donc ça, la fameuse «culture de la gagne». Cette maxime répétée plus que de raison par Didier Deschamps toute la semaine, entre Clairefontaine et Helsinki, qui veut que ses Bleus s’habituent avant tout à gagner avant de penser à faire rêver. Mission accomplie. Sans briller, loin de là même, l’équipe de France s’est imposée péniblement en Finlande (0-1) pour son premier match de qualification à la Coupe du monde 2014. Ce n’est pas encore rassurant, mais c’est déjà mieux que les qualif de l’Euro 2012, qui avait elles débutées par une défaite à la maison face au Bélarus, sous Laurent Blanc.

>> Revivez le match en live comme-à-la-maison par ici

Au fond, que ce soit dans sa composition ou dans ses ambitions, cette équipe n’est guère différente de sa précédente. Mais Deschamps, lui, a la chance de pouvoir compter sur un Abou Diaby en pleine forme. Ce n’est qu’un joueur, certes, mais de classe mondiale. Les quelques rares occasions dangereuses des Bleus en première période sont nées de ses prises de balles toniques au milieu, et c’est même lui, le milieu relayeur, qui a pris la profondeur sur un ballon de Benzema pour ouvrir le score (20e).

Une deuxième mi-temps compliquée

Sinon, c’est un peu toujours la même musique. Face à une équipe très regroupée en défense, les Bleus ne créent de décalages, Ribéry et Menez ne trouvent presque jamais Benzema et lui n’a pas non plus beaucoup plus de chance non plus dans sa recherche du but. On se serait même cru aux plus belles heures d’un France-Suède (0-2) de juin dernier tant les Bleus ont souffert en deuxième mi-temps. Mais les maladroits Sparv et Hämäleinen ont permis aux Bleus d’éviter la catastrophe. Hugo Lloris aussi, d’une belle parade en fin de match.

Un brin de réussite, pas mal de réalisme et un patron au milieu, voilà donc les recettes de la culture de la gagne version Deschamps. Et une satisfaction personnelle aussi pour le nouveau coach des Bleus. Sa charnière centrale Yanga-Mbiwa – Sakho, titularisée malgré son manque d’expérience, a impressionné par son impact physique. Et si, à l’imagine des Bleus, ils n’ont pas encore donner toutes les garanties d’un avenir verdoyant, ils ont au moins fait l’essentiel pour assurer la victoire. Et c’est déjà pas mal.