Didier Deschamps et Hugo Lloris lors de conférence de presse d'avant-match entre la France et l'Uruguay, le 14 août 2012 au Havre.
Didier Deschamps et Hugo Lloris lors de conférence de presse d'avant-match entre la France et l'Uruguay, le 14 août 2012 au Havre. - D.Vincent/SIPA

B.V, à Helsinki

De notre envoyé spécial à Helsinki

Ce n’est un secret pour personne, les conférences de presse d’avant-match d’Hugo Lloris ont la réputation d’être plus barbantes que la mort. Génie de la langue de bois, le capitaine de l’équipe de France manie le «groupe vit bien» mieux que personne, à tel point qu’en général, les journalistes s’amusent à l’avance de ses réponses convenues. Sauf que cette fois, le gardien des Bleus se savait attendu. Fraîchement transféré à Tottenham, Lloris a subi en début de semaine les déclarations de son nouveau coach, Villas-Boas, qui ne faisait pas de lui un titulaire indiscutable.

Il ne prononce pas le nom de son nouveau club

Préparé, Lloris, voix douce et sourire (rictus?) de politesse, y répond: «Il y a eu beaucoup de bruit. Un choix a été fait, et je me suis préparé de la meilleure des façons avec l’OL pour cette phase qualificative. En ce qui concerne ma situation personnelle ce n’est ni le lieu ni le moment d’en débattre.» L’insistance des journalistes n’y fera rien, il n’élèvera pas la voix, ne prononcera pas une seule fois le nom de son nouveau club et ne négligera en rien les sacro-saints «l’important c’est les trois points», «il n’y a plus de petites équipes» ou encore «il faut prendre les matchs les uns après les autres.» Et c’est comme ça. On le dit réservé, mais Lloris est surtout aussi impassible qu’impassable. «Je suis professionnel, je fais la part des choses et je suis concentré sur l’objectif de l’équipe de France.» Et après tout l’Angleterre attendra...