Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, le 11 août 2012, contre Lorient, au Parc des Princes.
Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, le 11 août 2012, contre Lorient, au Parc des Princes. - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Julien Laloye

Enfin. Finies les rumeurs envoyant la moitié de la planète au PSG et les déclarations tapageuses de Jean-Michel Aulas pour se débarrasser de ses gros contrats. Le marché des transferts est fermé jusqu’à janvier 2013. Où on peut déjà prévoir que certains recruteurs de L1 se remettront illico au boulot pour corriger des achats estivaux pas forcément bien sentis: c’est parti pour le bilan maison du mercato de l’élite hexagonal.

Ceux qui ont flambé. Ou plutôt celui qui a flambé. Le PSG s’est distingué en devenant le club le plus dépensier d’Europe devant Chelsea et le Zénith Saint Petersbourg. Cent quarante-sept millions d’euros lâchés pour attirer Ibra, Thiago Silva, Lavezzi, Van der Wiel, Verratti, et Lucas Moura, c’est presque deux fois plus que toute la L1 réunie (80 millions d’euros). A tel point que Lille, qui a sorti 16 millions d’euros pour prendre Martin, Mendes et Sidibé, passerait presque pour l’autre nouveau riche du championnat.

Ceux qui ont dégraissé. Jean-Michel Aulas avait promis de faire le ménage dans le vestiaire lyonnais, il a tenu parole. Au prix de braderies spectaculaires, l’OL a réussi à faire déguerpir Lloris, Cris, Cissokho, Källström et Ederson pour environ 25 millions d’euros en indemnités de transfert. Auxquelles on peut ajouter les économies sur la masse salariale, de l’ordre d’1,5 million d’euros par mois. Presque aussi bien que les 20 millions annuels récupérés par l’OM, dont la moitié grâce au départ d’Alou Diarra vers l’Angleterre.

Ceux qui ont bien travaillé. Lorient n’est pas le club français le plus riche, mais sa cellule de recrutement a prouvé ces dernières années qu’elle n’était pas payée à ne rien faire. Pendant l’intersaison, le club breton s’est démené pour attirer Giuly, Traoré et Corgnet, pour 10 millions d’euros tout de même. Saint-Etienne a fait mieux encore en compensant les achats de Brandao, Clerc, Cohade et Hamouma par le seul départ de Sako chez les Wolves.

Ceux qui ont parié. Mention spéciale à Ajaccio, qui est allé chercher Adrian Mutu à Cesena, avec les risques que cela suppose vu les antécédents du bonhomme. Le Chilien Herrera n’a pas la réputation d’un ingérable, mais Montpellier est loin d’être certain qu’il remplacera efficacement Olivier Giroud, meilleur buteur de L1 l’an passé. En misant sur Diallo et Alessandrini, les deux meilleurs joueurs de L2 l’an passé, Rennes a misé sur une adaptation plus rapide, sans beaucoup plus de garanties.

Ceux qui se sont plantés. Au challenge Marcel Salerno du mercato le plus douteux, Sochaux et Evian sont bien partis pour se disputer la première place. En recrutant Kanté et Contout, deux joueurs habitués à la relégation, les Sochaliens semblent déjà se préparer à la L2. Evian, qui a déjà viré son entraîneur, a décidé de remplacer Poulsen ou Leroy par de sombres inconnus. Et l’on attend avec impatience les premières incartades de Barton à l’OM, lui qui devrait jouer un peu plus que Raspentino ou Lucas Mendes.

Ceux qui n’ont pas ou peu bougé. Injouable depuis le printemps, Bordeaux a fait le choix de ne pas perturber un collectif qui marche bien et de relancer quelques joueurs mis au placard en interne comme Diabaté ou Ben Khalfallah. Même chose pour Toulouse, qui en dehors de Zebina venu pour suppléer Congré, est resté bien sage cet été. Valenciennes a attendu le dernier moment pour s’offrir Anthony Le Tallec, mais n’a pas non plus bouleversé son effectif.