Christophe Jallet tacle Dimitri Payet, au Grand Stade de Lille, le 2 septembre 2012. 
Christophe Jallet tacle Dimitri Payet, au Grand Stade de Lille, le 2 septembre 2012.  - Jacques Brinon/AP/SIPA

A Lille, François Launay

Il est venu spontanément en zone mixte. Le visage libéré après une semaine riche en tension. Mis sous pression par les propriétaires qataris après le début de saison poussif du PSG, Leonardo a pu exprimer son soulagement après la première victoire parisienne de la saison. «On n’ a pas peur de la pression. Ca fait aussi partie de notre projet. Mais avec l’esprit dont on fait preuve à Lille, avec l’envie de gagner et la qualité qu’on a mis, c’est un changement important par rapport à nous-mêmes. Ca fait plaisir», s’est réjoui le directeur sportif du club.

«Ibrahimovic a été immense»

Avant de se montrer un brin revanchard. «On joue contre beaucoup de choses. On joue contre tout le monde. Même quand il y a un doute, ou quelque chose à siffler, c’est toujours contre nous. On va jouer contre beaucoup de choses. On doit montrer à chaque fois l’esprit affiché à Lille. Ibrahimovic a été immense. Je suis aussi très content pour Sakho. Toute l’équipe a été très forte. Et ce n’est que le début de ce que l’on imagine », a poursuivi Leonardo.

Même son de cloche chez Carlo Ancelotti, un entraineur lui aussi délesté d’un gros poids « Ce n‘était pas facile. Nous avons eu beaucoup de pression. On a fait un bon match. Mais avoir cette pression pour les prochains matchs, ca peut être important parce que c’est bon pour l’équipe et les joueurs», lâche un coach parisien qui ne laissera pas son groupe s’endormir sur ses lauriers. Surtout que son club a toujours six points de retard sur le rival et leader marseillais.