Une interpellation en marge de la rencontre PSG-OM, le 28 avril 2012 à Paris.
Une interpellation en marge de la rencontre PSG-OM, le 28 avril 2012 à Paris. - A.REAU/SIPA

Julien Laloye

Il ne fera pas bon s’afficher avec un maillot du Paris Saint-Germain dimanche dans les rues de Lille. Après avoir déjà décidé de restreindre la vente de billets pour n’autoriser que les 30.000 abonnés du LOSC et un peu moins de 600 supporters parisiens encadrés par le club à assister à la rencontre, les pouvoirs public ont encore affermi les conditions de sécurité. Un arrêté de la Préfecture du Nord publié ce jeudi prévoit l’interdiction «de regroupement sur la voie publique de personnes se prévalant d’être supporters du PSG et démunies d’un billet à titre individuel» sur le secteur où se tiendra la grande braderie de Lille, qui devrait attirer 2 millions de personnes.

Des supporters strictement encadrés

Une mesure qui vise «à garantir la sécurité de l’événement dans une ambiance festive», explique Antoine Boutonnet, le chef de la Division Nationale de lutte contre le hooliganisme. Un objectif raccord avec les désidératas du club parisien, relayés par le directeur de cabinet de la Préfecture de Paris, Jean-Louis Fiamenghi: «On veut à tout prix éviter que les éléments violents se retrouvent pour les matchs à l’extérieur ou sur les autres sections du PSG comme le handball ou le foot féminin».

De fait, venir encourager le PSG en déplacement est devenu depuis longtemps un long parcours du combattant: les supporters parisiens qui iront au Grand Stade de Lille dimanche ont dû montrer patte blanche au club, qui s’assure de l’identité de chaque détenteur de billet, et seront encadrés de bout en bout du trajet par une compagnie de CRS. Au cas où, physionomistes et policiers en civils sont là pour «repérer les individus à risque», précise Antoine Boutonnet.

Pas d’assouplissement en vue

Des précautions largement disproportionnées pour Stéphane Uldry, ex-président des Supras, groupe de supporters dissous: «On prive des milliers de supporters de Paris et de Lille d’un spectacle pour 50 gars qui posent problème. C’est de l’incompétence de la part des pouvoirs publics.» Lesquels n’en démordent pas: hors de question d’assouplir les mesures répressives pour le moment. Le temps de «permettre à une nouvelle génération de supporters de venir encourager le PSG», conclut Jean-Louis Fiamenghi. Ce qui n’est visiblement toujours pas acquis près de trois ans après la mise en place du plan «Tous PSG».