L'entraîneur parisien Carlo Ancelotti, le 4 août 2012 à Paris.
L'entraîneur parisien Carlo Ancelotti, le 4 août 2012 à Paris. - P.Emile/SIPA

Julien Laloye

Le palmarès et la notoriété. C’était, dans l’ordre, les deux principaux arguments de Leonardo pour débarquer Antoine Kombouaré au profit de Carlo Ancelotti en décembre dernier. Champion d’Italie, champion d’Angleterre, double vainqueur de la Ligue des champions, Carlo Ancelotti est arrivé à Paris avec un CV long comme le bras et une auréole sur la tête. Neuf mois plus tard, Le PSG ne convainc toujours pas malgré un recrutement faramineux. Et l’ancien coach de Chelsea et de l’AC Milan commence à nourrir de sérieux doutes sur ses réelles compétences de manager.

Des choix tactiques discutables

C’est Marco Simone le premier qui a mis les pieds dans le plat dimanche soir sur le plateau du CFC. «Comme coach, Carlo Ancelotti ne m’a rien appris contrairement à Arrigo Sacchi et Fabio Capello». Précédé par la réputation de son fameux «arbre de noël», Carlo Ancelotti étonne parfois par ses compositions d’équipes pas toujours adaptées à l’adversaire. Contre Bordeaux, son choix d’évoluer avec un milieu renforcé par le jeune Rabiot au détriment d’un troisième véritable attaquant en plus de Nenê et Ibrahimovic face à une équipe très défensive a pu étonner. «On a entamé nos actions trop loin du but»  a concédé Ancelotti, qui a changé son dispositif à une demi-heure de la fin. Trop tard pour déséquilibrer durablement le bloc girondin.

Un projet de jeu en jachère

Le manque de cohésion tactique du PSG ne date pas de dimanche, ni même du début de saison. Depuis janvier 2012, les mi-temps à peu près abouties du PSG - quand l’équilibre défensif a répondu à l’énorme potentiel offensif de l’effectif - se comptent sur les doigts d’une main. Gênant quand on a été embauché précisément pour donner une identité de jeu stable à l’équipe. Carlo Ancelotti s’abrite toujours derrière les mêmes excuses, comme après Bordeaux: «Des nouveaux joueurs sont arrivés, on a besoin de temps pour améliorer l’équipe et être mieux en place». Un discours souvent entendu l’an passé, quand Ancelotti découvrait son effectif et la L1. A croire qu’il n’a pas beaucoup avancé depuis. 

Des joueurs laissés pour compte

C’est inhérent à un recrutement clinquant, certains restent sur le carreau malgré les prestations moyennes des tauliers du poste. En dehors du cas Sakho, Carlo Ancelotti est plutôt rétif au changement une fois qu’il a établi sa hiérarchie. Un constat qui vaut notamment pour les attaquants, un secteur ou Gameiro, Hoarau et Luyindula comptent pour du beurre. L’entraîneur italien a à peine caché qu’il souhait «une Ibra-dépendance» pour son équipe. Un discours qui a dû faire plaisir à Gameiro, passé en deux ans de recrue phare à troisième choix en pointe. Derrière, l’horizon est bouché pour Camara, Lugano et Tiéné, dont on se demande bien l’utilité. Ancelotti a souhaité dégager une équipe type rapidement. Au risque de de couper d’une partie de son vestiaire? 

>> Selon vous, le coaching et les choix de Carlo Ancelotti sont-ils les causes des mauvais résultats du PSG? Donnez-nous votre avis dans les commentaires ou écrivez-nous à reporter-mobile@20minutes.fr

>> Répondez à notre sondage: Carlo Ancelotti est-il responsable des mauvais résultats du PSG?