Yoan Gouffran (à droite) face à Belgrade, le 24 août 2012. 
Yoan Gouffran (à droite) face à Belgrade, le 24 août 2012.  - MILOSAVLJEVIC/SIPA

A Bordeaux, Romain Baheux

Ils ont encore des petits yeux. Rentrés dans la nuit de jeudi de Serbie après leur match nul sur la pelouse de l’Etoile Rouge de Belgrade (0-0), les Girondins doivent pourtant vite se remettre d’aplomb pour affronter le PSG. «On récupérera dimanche jusqu’à 21 heures», sourit l’entraîneur Francis Gillot. Confronté à des incertitudes (Ben Khalfallah, Maurice-Belay, Trémoulinas) et à des joueurs en phase de reprise (Plasil, Nguemo, Henrique), le technicien girondin a l’intention de mettre un peu de fraîcheur dans son onze au Parc des Princes. «C’est bien d’avoir joué Belgrade avant cette rencontre car ça nous met dans l’ambiance mais ça nous a pris de l’énergie, explique Marc Planus. Ce ne sera pas une excuse.»

«C’est le meilleur moment pour les jouer»
 
Le problème ne sera pas psychologique en tout cas. Vainqueurs de leurs deux premières rencontres en championnat, les Girondins n’ont pas refait le coup du départ raté de l’an dernier et sont plutôt sereins en ce début d’exercice. «On n’a rien à perdre puisque l’on a déjà pris six points avant cette rencontre», souligne le défenseur bordelais. «La pression est sur eux», poursuit son équipier Ludovic Obraniak. S’ils sont détendus, ils n’en seront pas moins chaudement reçus.  Sans victoire pour l’instant, le PSG a d’ores et déjà la pression avant la deuxième de sa saison à domicile. Au Haillan, personne ne se fait d’illusion sur le niveau de l’équipe parisienne, futur «rouleau compresseur» de la Ligue 1 selon Marc Planus. Les difficultés à l’allumage des hommes d’Ancelotti n’ont pourtant échappé à personne en Gironde. «C’est le meilleur moment pour les jouer, estime Francis Gillot. Dans un mois ou deux, la machine se mettra en route…»  «Ils ont fait des changements offensivement. C’est toujours plus difficile de trouver des automatismes quand il y a des changements devant.» Aux Girondins de saisir leur chance.