Bertrand Gille et Didier Dinart encercle le Croate Ivano Balic, le 10 août 2011 à Londres.
Bertrand Gille et Didier Dinart encercle le Croate Ivano Balic, le 10 août 2011 à Londres. - JAVIER SORIANO / AFP

A. M.

De notre envoyé spécial à Londres,

Deux jours avant d’attaquer le tournoi olympique, c’est une phrase qui était un peu passée inaperçue. Alors qu’on doutait encore de leur niveau réel, Didier Dinart avait promis que les Bleus «allaient proposer beaucoup plus de variété en défense». Dis comme ça, ça ne veut pas dire grand-chose. Mais la défense, c’est bien ce qui avait boité très bas en Serbie en janvier dernier lors de l’Euro. A Londres, elle est redevenue ce qu’elle a toujours été: l’arme principale de l’équipe de France. Celle qui l’a porté jusqu’en finale, où elle affronte la Suède dimanche.

Contre la Croatie, en demi-finale, la défense tricolore a tourné à plein régime. «Le but, c’était de les accrocher, de rester au contact, parce que dans ce cas, on savait qu’ils pouvaient craquer», explique William Accambray. Pour en arriver là, les Bleus se sont appuyés sur une grosse préparation physique, mais aussi sur un état mental plus adapté à la conquête d’un titre. Si on a moins vu Nikola Karabatic en nombre de buts, sa prestation défensive contre les Croates est révélatrice de la remobilisation des Français dans ce secteur de jeu.

Evidemment, tout n’est pas encore parfait. Lors des triomphes de 2008 et 2009, Thierry Omeyer n’avait pas eu autant de travail. C’est l’éternel débat du hand: la défense est-elle bonne parce que le gardien l’est, ou inversement? Contre les Croates, «il a tout arrêté, mais on n’a pas vraiment décollé au score», remarquait Guillaume Gille après le match. Si l’issue est la même contre la Suède, on ne trouvera pas grand monde pour faire la fine bouche.