JO 2012: Les basketteuses visent un braquage contre l'ogre américain

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Publié le 11 août 2012.

JO / BASKET - Les joueuses de Pierre Vincent partent battues contre les Etats-Unis en finale. Mais sait-on jamais...

De notre envoyé spécial à Londres,

Pour la bonne cause, Edwige Lawson et ses copines ont été obligées de changer leurs plans en cette fin de JO. Alors qu’elles souhaitaient découvrir le BMX, assister à la demi-finale des handballeurs ou prendre un peu de bon temps au village, les Françaises se sont finalement infligé quelques heures sup à Londres. Une finale de prestige les attend samedi contre les Etats-Unis, une équipe «imbattable» selon les mots du sélectionneur Pierre Vincent.

Malheureusement pour elles, les «Braqueuses» ont choisi un sport où l’ogre américain truste les titres olympiques depuis 1996 et n’a pas perdu un seul de ses 40 derniers matchs aux Jeux. La «dream team» féminine a donc de quoi impressionner les Bleues, déjà ravies de repartir de Londres avec au minimum une médaille d’argent. Après leur victoire en demi-finale, la plupart étaient d‘ailleurs bien incapables d’évoquer un plan pour les battre. «Quand on joue les USA, en général, ça ne compte pas», avoue Edwige Lawson, qui connaît parfaitement ses futures adversaires depuis son passage en WNBA, le championnat US féminin.

«Une chance sur un million»

Jusque-là, Pierre Vincent n’a même pas pris le temps de visionner le moindre match des Américaines, si ce n’est leur demi-finale contre l’Australie. Il sait juste que l’équipe de France aura affaire «à des athlètes hors normes avec une technique exceptionnelle. Elles ont tout de mieux que tout le monde. Le fait qu’elles soient imbattables, c’est une arme pour nous. On aura zéro pression avec l’ambition de faire un bon match.» Voilà donc l’objectif des Françaises. Edwige Lawson ne s’attend pas à un miracle, mais elle ne veut surtout pas voir ses coéquipières se liquéfier dans l’O2 Arena samedi soir.

«Je ne veux pas entendre, je suis stressée ou quoi que ce soit. Cette finale, il faut la prendre avec beaucoup de plaisir. C’est la seule solution.» Emilie Gomis assure de son côté que les Françaises n’auront «pas peur» de Taurasi, Catchings ou Bird. Mais elle redoute que les Kobe Bryant féminines les prennent de haut. Si elles ne tombent pas dans la provocation et parviennent à ne pas rester spectatrices de l’événement, les Bleues pourront donc saisir leur chance. Aussi infime soit-elle. «Vous savez, nous les entraîneurs, on est assez malades, confesse Pierre Vincent. Même s’il y a une chance sur un million, on la cherche. On sera présents même si je crois que les seules qui pouvaient les battre, c’étaient les Australiennes.» Une équipe qui a rivalisé un peu plus d’une mi-temps en demies face aux Américaines. Mais aussi une équipe qui s’était fait surprendre en poule contre les Françaises…

Romain Scotto, à Londres
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