Le lutteur français Steeve Guénot (à g.) lors de sa place de troisième aux Jeux olympiques contre le Cubain Pedro Mulens Herrera, le 7 août 2012.
Le lutteur français Steeve Guénot (à g.) lors de sa place de troisième aux Jeux olympiques contre le Cubain Pedro Mulens Herrera, le 7 août 2012. - REUTERS

A.M.

De notre envoyé spécial à Londres,

«Dans un sport comme le notre, c’est vachement difficile». C’est peu dire que Steeve Guénot se satisfait de la médaille de bronze, conquise de haute lutte mardi soir. Titré il y a quatre ans, le leader de la «gréco» française sait bien que rester à un si haut niveau d’une olympiade à une autre est tout sauf gagné d’avance.

Il aurait d’ailleurs pu aller encore plus haut, si une décision d’arbitrage litigieuse ne l’avait pas pénalisé en demi-finale. Son adversaire coréen, le futur champion olympique, s’est dégagé de la phase de soumission un peu avant le coup de sifflet de l’arbitre. «Cette médaille est un peu moins belle que je l’espérais. L’arbitrage? Avec le bruit, on n’entend pas toujours. Arbitrer, c’est hyper compliqué», explique Guénot.

S’il ne se plaint pas, c’est aussi parce que le bronze est déjà une belle réussite. «Je suis aussi marqué qu’il y a quatre ans. J’ai fait le combat 100 fois dans ma tête. Je suis même sorti prendre l’air», raconte le lutteur. Et la première médaille française en lutte est arrivée. «J’ai prouvé que j’étais un champion. J’ai sauvé l’honneur de la gréco. Et tout ceux qui disaient que j’étais fini, je leur ai prouvé le contraire», souffle Guénot.