Londres 2012: Le jour où la «Murray Mount» est entrée en fusion

0 contributions
Publié le 5 août 2012.

JO / TENNIS - Plusieurs milliers de fans d'Andy Murray ont suivi sa victoire sur écran géant depuis la fameuse montagne qui leur est réservée à Wimbledon...

De notre envoyé spécial à Londres,

S’il fallait payer sa place au centimètre carré dans la «Murray Mount», les prix s’y envoleraient de façon aussi exponentielle qu’au cœur de Londres. C’est sur cette petite colline attenante au court numéro 1, que se massent des milliers de fans du Britannique à chacun de ses matchs à Wimbledon. Face à un écran géant, ils soutiennent leur «Andy» dans une ambiance démente. A l’origine, on parlait de «Henman Hill». Et puis le rouquin écossais a pris le relais, enchaînant les désillusions à domicile jusqu’à ce jour béni. Vainqueur de Roger Federer en finale du tournoi olympique, l’élu des Britanniques a permis à cette «montagne» d’entrer en fusion.

Sur la balle de match, les hurlements du public résonneront longtemps dans la tête d’Alison, une fan venu de Northampton avec ses deux filles. «C’est le plus grand événement de ces Jeux. Sans hésitation. J’adore Andy. Je le marierais bien à ma grande, tiens!» Tout autour d’elle, les drapeaux britanniques flottent au vent. Certains hurlent, d’autres se prennent en photo face à l’écran géant. Ici, personne ne regrette d’avoir déboursé 20£ pour poser ses fesses dans l’herbe humide, en avalant un fish and chips. «Pour avoir une bonne place, je suis arrivée à 9h30 indique Diana, tee-shirt et lunettes de soleil estampillés «Team GB». Il pleuvait en début de journée, mais j’avais tout prévu et j’ai attendu. Pour moi, ça restera un immense souvenir, même si j’aurais préféré être sur le court.» Mais le prix des dernières places -95£- l’en a dissuadé.

«Wimbledon, il le gagnera l’année prochaine»

David et Jeff ont eux carrément zappé le match du court 1 entre Del Potro et Djokovic pour lequel ils avaient un billet. Pour eux, mieux valait assister au sacre d’un Britannique devant la télé qu’à une troisième place sans grand intérêt. Car quand il gagne, «Andy» n’est plus Ecossais, et plaît à tous les Anglais. «Bien sûr qu’il est Britannique pendant les Jeux. Anglais, Ecossais, Gallois, on s’en fiche nous. De toute façon en tennis, on n’a personne d’autre à supporter», ricane David.

Dans ce cercle de passionnés, l’autre sujet qui fâche concerne l’absence de sourire d’Andy Murray. «C’est juste qu’il est très concentré», balaye Nick, qui pioche quelques cacahuètes tout en mangeant des fraises un peu ratatinées. Son parcours en double mixte avec la jeune Laura Robson a encore amélioré sa cote de popularité. «Il a eu une attitude de grand frère. Beaucoup plus détendu que d’habitude. On l’a vu sous un jour différent pendant les Jeux.»

D’ailleurs, pour la majorité des spectateurs, cette médaille d’or n’a rien d’une victoire au rabais par rapport à un titre classique à Wimbledon. C’est même tout l’inverse selon William, une pinte à la main. «S’il n’avait pas gagné les Jeux, il aurait dû attendre encore quatre ans. Alors que Wimbledon, il le gagnera l’année prochaine.» Et la «Murray Mount» entrera de nouveau en éruption.

Romain Scotto, à Londres
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr