Les Françaises Gaëtane Thiney et Camille Catala, lors des Jo de Londres contre la Corée du Nord, le 27 juillet 2012.
Les Françaises Gaëtane Thiney et Camille Catala, lors des Jo de Londres contre la Corée du Nord, le 27 juillet 2012. - REUTERS/David Moir

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres,

Elles y sont enfin. Après un début de compétition entre Glasgow et Newcastle, les Bleues sont arrivées à Londres samedi soir. Le temps de découvrir le village olympique et d’ouvrir grand les yeux. Pas trop quand même, puisque les Françaises joueront contre le Japon en demi-finale lundi, à Wembley. «C’était frustrant de ne pas être là. Là, le village olympique, c’est une découverte. Mais la difficulté, c’est de rester concentré. Ici, il y a beaucoup d’éléments qui peuvent vous perturber», explique Sonia Bompastor.

Bompastor: «Tony Estanguet nous a même montré sa médaille d’or»

Malgré tout, les joueuses de l’équipe de France en prennent plein les yeux. «On s’est installé tranquillement, et puis on a dîné dans l’immense restaurant. Tony Estanguet nous a même montré sa médaille d’or», raconte Bompastor. Elles sont tellement excitées de faire enfin vraiment partie de l’aventure que certaines ont besoin d’un coup de main pour trouver le sommeil. «Je n’arrive pas trop à dormir, alors j’ai triché, je suis allée demander un cachet direct chez le docteur», se marre Elise Bussaglia. C’est d’autant plus important que malgré l’émerveillement ambiant, les conditions ne sont pas exceptionnelles.

Bini: «Pas grand-chose n’est fait pour la performance»

Samedi, les Bleues sont parties à 12h pour n’arriver qu’à 18h. Et dimanche, elles ont dû se rabattre sur un terrain d’entraînement au lieu de découvrir la pelouse de Wembley. Bruno Bini, le sélectionneur, a également découvert à son arrivée qu’il ne pourrait pas faire sa causerie tactique au village faute de salle vidéo. «On a l’impression de rentrer dans les JO, mais aussi de sortir de la compétition de haut niveau. Pas grand-chose n’est fait pour la performance, regrette Bruno Bini, le sélectionneur. Pour 45 minutes d’entraînement, il faut faire trois heures de bus. On essaie de grapiller le plus possible sur la récupération».