Londres 2012: Quel avenir pour Teddy Riner?

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Publié le 3 août 2012.

JO / JUDO - Détenteur de tous les titres possibles, le Français devra se trouver de nouveaux défis...

De notre envoyé spécial à Londres,

Les plages de Rio, Teddy Riner y pense déjà. Mais pas forcément pour y pratiquer son sport, dans quatre ans lors des prochains JO. Tout juste médaillé d’or olympique, le poids lourd français a plutôt envie de «se la dorer au soleil» dans les mois à venir. Quand certains ont des fourmis dans les jambes à l’idée d’être sevrés d’entraînements, lui a déjà posé ses «trois-quatre voire six mois» de congés post-JO «pour pouvoir se reposer».

Fatigué par quatre années d’entraînement intense, Riner souhaite désormais s’aérer, lui qui n’avait jusque-là jamais évoqué la suite de sa carrière en cas de titre olympique. Maintenant que toutes les cases de son palmarès sont cochées, il pourrait avoir du mal à se remotiver. Il y a deux ans, il évoquait sur le ton de la plaisanterie son envie d’essayer d’autres activités. Après son sacre à Pékin, le Japonais Ishii avait succombé à l’appel très lucratif des combats libres. Comme lui, d’autres judokas ont délaissé les tatamis pour des enceintes dévolues au «pieds-poings». Mais si cela peut rassurer ses fans, Riner a assuré qu’il n’avait pas (encore?) l’envie de ranger son kimono.

Un nouveau coach

«Non, je n’arrête pas. Là, je n’ai pas encore très faim. Mais je pense que ça va repartir», indique le successeur de David Douillet. L’ancien ministre des sports, présent à l’ExCel de Londres ce vendredi, veille d’ailleurs à ce que le judoka ne se disperse pas. «Il doit continuer le judo. Il faut qu’il gagne plusieurs titres olympiques. Au moins trois. C’est ce qu’il pourra apporter de mieux au judo français. C’est une locomotive. C’est important dans les petits clubs, on a besoin de ces gens vers lesquels les gamins lèvent les yeux.»

Désormais, il appartient aussi à la Fédération d’accompagner la star du judo français. Jean-Luc Rougé, son président, observe l’évolution du champion de très près, sans paraître très inquiet. «Il faut qu’il se repose la tête maintenant. C’est vrai qu’il faut faire attention, mais tant qu’il prend du plaisir dans la compète, on ne risque rien.» A la rentrée, Riner devra déjà apprendre à travailler avec un autre coach. Benoît Campargue, l’homme aux chaussures d’or qui le suit depuis ses 14 ans, devrait quitter le monde du judo pour une reconversion dans le secteur privé. Stéphane Frémont et Franck Chambily, deux coachs de la Fédé, devraient logiquement prendre le relais. Avec forcément, l’obligation de tout gagner.

Romain Scotto, à Londres
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