Didier Deschamps lors de son intronisation comme sélectionneur, le 9 juillet 2012 à Paris.
Didier Deschamps lors de son intronisation comme sélectionneur, le 9 juillet 2012 à Paris. - T.Camus/SIPA

J.L.

Didier Deschamps a parlé. Enfin. A une semaine de la publication de sa première liste pour la rencontre amicale France-Uruguay, le nouveau sélectionneur a été un peu plus bavard sur le futur de l’équipe de France dans une interview exclusive à l’AFP.  D’abord pour préciser qu’il n’avait pas la sensation de prendre en charge une équipe à la dérive, contrairement aux idées répandues dans les médias: «Je récupère une situation qui n'a rien à voir avec 2010 quand Laurent Blanc a pris l'équipe au lendemain de l'Afrique du Sud.»

Par conséquent, il ne fait pas une affaire d’état de la suspension de Samir Nasri pour les trois prochains matchs des Tricolores, sous-entendant qu’il se chargerait de faire lui-même le tri entre les fauteurs de trouble et les autres: «Le fait de sélectionner ou de ne pas sélectionner est une forme de sanction sportive, c'est de mon ressort.» L’ex-coach de l’OM sait que les Bleus sont moins attendus sur les résultats que sur leur comportement. «Je ne vais pas utiliser le terme de tolérance zéro, mais avec ce qui s'est passé […] Les joueurs doivent prendre conscience d'un devoir d'exemplarité sur le terrain et en-dehors.»

Sur le plan sportif proprement dit, peu d’annonces concrètes, si ce n’est la nomination très probable d’un nouveau capitaine, qui ne sera pas non plus Benzema. Pour le reste, il faudra attendre jeudi prochain…