JO/Judo: Audrey Tcheumeo, la «Tyson girl» du judo français

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Publié le 2 août 2012.

JO / JUDO - Fan absolue du boxeur américain, la judoka française s'inspire de son «fighting spirit»…

De notre envoyé spécial à Londres,

A quelque chose près, Audrey Tcheumeo a testé l’intégralité des disciplines présentes aux JO, avant d’enfiler son premier kimono. Du hand au tennis en passant par le foot ou la boxe. «J’ai essayé la plupart des sports dans mon quartier, mais j’ai abandonné la boxe. C’est trop dur», confesse la championne du monde des moins de 78kg, engagée jeudi pour un titre olympique. Si elle a vite laissé les gants au vestiaire, elle garde de ce sport une fascination pour l’un de ses plus grands champions, Mike Tyson.

«Je l’admire depuis toute petite. Je l’ai découvert quand il a mordu l’oreille d’Evander Holyfield. Mon père m’a montré ses vidéos et depuis ce jour-là, Mike Tyson, c’est le «king». J’ai vu tous ses combats. Tous ses documentaires. Je le respecte beaucoup.» Au-delà du personnage à la vie décousue, c’est l’état d’esprit du sportif, plus pitbull que labrador, qui inspire la judoka de 22 ans. «Sa rage, sa détermination, c’est un truc de malade. Tu vois ça chez très peu de sportifs actuellement. Il a un truc en plus.»

«Etre une guerrière, tout donner, être une bête»

Tcheumeo est consciente que son idole n’a pas «une vie toute rose», mais elle aime tout de même comparer sa trajectoire à la sienne. «Il s’est découvert sur le tard avec un coach qui le suit depuis ses débuts. Comme moi avec mon coach Omar. Et c’est quelqu’un de très calme en dehors de la boxe. Moi aussi je suis timide. Je ne suis fofolle qu’avec les gens que je connais. Vraiment il m’inspire beaucoup. Sur le tapis, il faut être une guerrière, tout donner, être une bête. Lui c’en était une.»

Avant ses combats, il n’est pas rare de la voir dodeliner, le regard noir, tel un boxeur décoinçant ses cervicales. Si elle le pouvait, la Française taperait sûrement dans un sac, ce qui jure légèrement dans l’univers policé du judo. «Elle a une façon différente d’exprimer son “fighting spirit”, observe Martine Dupond, coach en équipe de France. C’est sa personnalité mais elle n’a pas un esprit rebelle.»

Grande amie de Riner

Passionnée de sports américains, et notamment de basket, la grande copine de Teddy Riner y puise la mentalité qu’on ne lui a pas assez inculquée en France. «Quand tu vois un Américain et un Français, il y a une énorme différence (de mentalité, ndlr). C’est pour ça que je peux m’identifier aux sportifs américains. J’y trouve une force.» Avant sa compétition, jeudi à Londres, sa préparation mentale s’est limitée au téléchargement d’un reportage sur Michael Jordan. Un athlète qu’elle rêve de rencontrer au même titre que Carmelo Anthony, LeBron James, Marion Jones et donc Mike Tyson. Et s’ils étaient eux aussi honorés de saluer la judoka en cas de titre olympique?

Romain Scotto, à Londres
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