Le Français Nikola karabatic pris en sandwich par deux Anglais, le 28 juin 2012, à Londres.
Le Français Nikola karabatic pris en sandwich par deux Anglais, le 28 juin 2012, à Londres. - JAVIER SORIANO / AFP

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres,

Le rendez-vous entre la Grande-Bretagne et son équipe nationale de handball a tourné à la boucherie. Logiquement atomisés par la France (43-15), les Britanniques ne se sont pourtant pas laissés totalement aller. La preuve: la sortie sur blessure (légère semble-t-il) de Xavier Barrachet après un énième contact rugueux. «Ce sont des accidents sur des actions grossières, regrette Claude Onesta, le sélectionneur tricolore. Qu’ils soient généreux on le comprend, enfin les agressions en dehors du ballon…», souffle le coach.

Onesta au coach adverse: «ou tu les arrêtes, où on va s’y mettre nous»

Lui-même a un moment été au cœur du volcan. Quand le «Team GB» a commencé à multiplier les pains, Onesta s’est frictionné deux bonnes minutes avec son homologue d’en face. « Je lui ai dis ‘’où tu les arrêtes, où on va s’y mettre nous’’. Mais bon, ils nous rendaient des kilos». Dans une Copper Box surchauffée, où le public a célébré chacun des buts de son équipe comme si c’était le dernier, les locaux se sont à peine accrochés cinq minutes. «On a l’impression au départ de dompter un cheval fou, qui saute partout et qui est hystérique. Et progressivement il s’apaise,  et à la fin on lui met une selle et on lui monte dessus», conclut Claude Onesta.