Trophée des champions: L'OL était plus costaud

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Publié le 29 juillet 2012.

FOOTBALL - Menant deux fois au score, Montpellier a manqué de jus et de rigueur...

De notre correspondant à New York,

«On n’avait plus de pétrole sur la fin.» L’explication est du coach montpelliérain René Girard. Mais à l’issue du Trophée des champions, elle revenait invariablement dans la bouche de la plupart des acteurs de la rencontre, remportée par l’OL (2-2, 4 tab à 2) samedi dans la banlieue de New York: dominateurs en première mi-temps, les Héraultais, réduits à dix après l’expulsion d’Estrada à la 78e, ont fini par subir physiquement l’impact lyonnais au milieu de terrain. «On n’était pas libérés du tout en première période, et notre puissance athlétique a fait la différence en fin de rencontre», assurait Rémi Garde en conférence de presse d’après-match. L’entraîneur lyonnais expliquait également avoir «vécu comme une injustice le penalty accordé pour une main de Gomis. Cela a stimulé l’équipe.»

Dans les couloirs de la Red Bull Arena, Geoffrey Jourdren, le gardien du MHSC, regrettait de ne pas avoir pu faire le break quand Montpellier menait au score: «On était meilleurs qu’eux dans le jeu. Mais on a craqué physiquement, ça nous a désorganisés, on ne récupérait plus un ballon.»

Un manque de rigueur pour René Girard

«Quand on n’est pas au mieux sur le plan athlétique, il faut faire preuve de plus de maîtrise», enchaînait René Girard. Le coach montpelliérain minimisait les conséquences du match disputé quelques jours plus tôt par 40°c à l’ombre à Kansas City et préférait pointer un manque de rigueur de ses troupes: «Le haut niveau demande d’autres attitudes dans la conservation du ballon. On a mené deux fois aux score, c’était à nous de faire le nécessaire.» Orphelin d’Olivier Giroud, parti à Arsenal, le groupe montpelliérain «vit bien», selon Geoffrey Jourdren, «mais il faut rester vigilants. C’est dommage, on avait à cœur de remporter ce Trophée des champions.»

Autre raison avancée pour expliquer la victoire lyonnaise: même s’il est englué par un mercato immobile pour le moment et même si ses matchs de préparation n’ont pas toujours été convaincants, l’OL a encore du savoir-faire quand un titre est à portée de main. Surtout quand il s’agit du Trophée des champions, que les Rhodaniens avait déjà remporté six fois avant le match face à Montpellier. «Ce n’est pas le Lyon d’avant, mais ça reste une belle équipe», résumait Jourdren.

Une équipe portée par l’expérience de ses cadres, à commencer par Yoann Gourcuff, désigné homme du match: «Je suis monté en régime, on a produit quelques séquences de jeu intéressantes», analysait le milieu de terrain. La performance de Jimmy Briand, auteur d’une superbe belle reprise de volée sur l’égalisation à 2-2, d’un retourné qui aurait mérité de finir sa course ailleurs que sur le poteau et du quatrième tir au but lyonnais est aussi à souligner. «C’est un joueur très généreux, qui sait provoquer la réussite, observait Rémi Garde. Sur la deuxième mi-temps, ça a été un des artisans de la victoire.»

Avec, bien sûr, Hugo Lloris et ses deux arrêts pendant la séance de tirs au but. Ils était prévisibles pour Jimmy Briand: «On était confiants, on savait qu’Hugo en sortirait quelques-uns. Pour moi, c’est le meilleur gardien du monde.» Le président lyonnais Jean-Michel Aulas, l’a peut-être entendu. Interrogé par Canal+ sur la concrétisation du transfert de Lloris à Tottenham, le président lyonnais a déclaré qu’il allait «rester à Lyon, sauf s'il voulait absolument partir. Le meilleur cadeau qu'on peut faire aux supporteurs et au club, c'est de trouver les moyens de le garder.»

Nicolas Coisplet, à New York
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