Le nageur américain Michael Phelps lors de l'épreuve du 4x100m quatre nages, aux Jeux olympiques de Londres, le 28 juillet 2012.
Le nageur américain Michael Phelps lors de l'épreuve du 4x100m quatre nages, aux Jeux olympiques de Londres, le 28 juillet 2012. - MARTIN BUREAU / AFP

Romain Scotto, à Londres

De notre envoyé spécial à Londres,

Ce n’était donc pas du bluff. Quand en série, l’Américain avait alarmé ses nombreux fans présents dans l’Aquatic Center, en prenant le dernier ticket pour la finale, il n’y avait donc aucun calcul de sa part. Aucune intention de nager à l’économie pour réaliser son incroyable défi. L’homme aux quatorze titres olympiques, qui comptait rafler ici (au moins?) cinq nouvelles médailles d’or, a déjà fait une croix sur celle du 4X100m quatre nages, qu’il détenait pourtant depuis 2004. Quatrième de sa finale samedi après midi, très loin du vainqueur au Ryan Lochte, natation mondiale a juste été en mesure de lutter avec le Japonais Hagino, qui de son propre aveu «a profité de la méforme de l’Américain pour se surpasser.» Un peu plus loin, l’Italien Luca Marin était lui bien «triste de voir Michael aussi loin. Il a juste montré qu’il était humain.» A sa sortie du bassin, le nageur de Baltimore semblait touché. Mais surtout «frustré» pour reprendre le terme employé par l’Américain à plusieurs reprises devant les micros. Dans un discours très vite expédié, Phelps a aussi reconnu qu’il n’était pas capable de rivaliser et qu’il était «déjà heureux d’être en finale», après sa drôle de course matinale. «Maintenant, je dois me concentrer sur mes prochaines courses et repartir de l’avant», souligne celui qui présente un programme allégé par rapport à Pékin. Mais doit aussi apprendre à perdre pour se relancer.">Phelps est donc sorti du bassin bredouille dans une finale olympique pour la première fois depuis 2000.

Il ne deviendra pas non plus le premier nageur à défendre son titre à trois reprises sur une distance individuelle. Tant pis pour les livres d’histoire. Lui qui était pourtant «plus relax qu’à Pékin» en débarquant ici, a semblé émoussé. Pas vraiment habitué à nager dans des lignes d’eau si excentrées, la star de la natation mondiale a juste été en mesure de lutter avec le Japonais Hagino, qui de son propre aveu «a profité de la méforme de l’Américain pour se surpasser.» Un peu plus loin, l’Italien Luca Marin était lui bien «triste de voir Michael aussi loin. Il a juste montré qu’il était humain.»

A sa sortie du bassin, le nageur de Baltimore semblait touché. Mais surtout «frustré» pour reprendre le terme employé par l’Américain à plusieurs reprises devant les micros. Dans un discours très vite expédié, Phelps a aussi reconnu qu’il n’était pas capable de rivaliser et qu’il était «déjà heureux d’être en finale», après sa drôle de course matinale. «C'était une course de merde. Ils étaient mieux préparés que moi. Maintenant, je dois me concentrer sur mes prochaines courses et repartir de l’avant», souligne celui qui présente un programme allégé par rapport à Pékin. Mais doit aussi apprendre à perdre pour se relancer.