Londres 2012: Sofiane Milous: «Je ne vais pas dormir pendant très longtemps»

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Publié le 28 juillet 2012.

JO / JUDO - Le Français termine au pied du podium chez les moins de 60kg...

De notre envoyé spécial à Londres,

A sept secondes près, le judoka français était en demi-finale du tournoi olympique et aurait pu envisager avec plus de sérénité un éventuel podium. Et puis Sofiane Milous s’est laissé surprendre, avant de perdre un combat qui «foire sa compète». Finalement cinquième chez les moins de 60kg après sa défaite en match pour la troisième place contre l’Ouzbek Sobirov, le Français quitte ses premiers Jeux olympiques la tête basse. Pleine de regrets.

La marche Sobirov pour la médaille de bronze était-elle trop haute?

Non, je ne pense même pas à ce combat.  Ma compétition s’est arrêtée en quart de finale où je perds par décision contre le Japonais. Voilà, je n’avais qu’un seul objectif, réaliser un rêve d’enfant, devenir champion olympique. Et puis ça s’est envolé en fumée. Ça a été très difficile après ce combat mais je me suis remotivé grâce au public français, en pensant à ma famille qui me regarde à la télé. Et aussi en sachant que j’aurais pu ramener la première médaille française.

Trouvez-vous la décision des juges injuste?

Je n’ai pas à la trouver juste ou injuste. Nous étions ex-æquo. J’ai laissé le choix aux arbitres. C’est le sport. Cette journée, c’est mon destin. Ce ne sera pas pour 2012. Il va falloir retravailler rapidement et préparer les prochains Jeux olympiques.

Vous devez regretter ce quart de finale, où vous tenez la qualification en demie jusqu’à 7 secondes de la fin…

Exactement, je ne vais pas dormir pendant très longtemps, ça c’est sûr. C’était très difficile. Le public m’a poussé, mais repartir comme ça, c’était difficile. Et puis en face j’avais quand même le double champion du monde. Ce n’était pas une mince affaire. Voilà, c’est une grosse déception.

Votre aventure aurait même pu s’arrêter dès le premier tour contre le Géorgien que vous battez à cinq secondes de la fin…

Ce sont mes premiers Jeux. Il y avait forcément un peu de stress. Le Géorgien en face de moi était vraiment pas mal. Mais je ne voulais surtout pas m’arrêter dès le premier tour. J’ai trouvé la force à 5 secondes de la fin pour marquer ippon.

Quel sentiment domine chez vous en ce moment?

Un peu de colère. Je m’en veux, c’est sûr, d’être reparti pour le golden score contre le Japonais. Ça aurait été un tournoi, ça n’aurait pas été pas grave, mais là, c’est les Jeux olympiques. Je suis triste.

Si vous pouviez changer quelque chose dans cette journée?

En quart de finale, quand le Japonais lance son attaque, j’en lancerais une aussi ou je me décalerais. C’est ce petit détail qui a foiré ma compète.

Etre en mesure de ramener la première médaille française vous a stressé?

Non pas du tout, je n’y pensais pas spécialement. C’est ça qui m’a remotivé entre guillemets. J’ai trouvé la motivation pour me battre jusqu’au bout. Mais voilà…

Propos recueillis par Romain Scotto, à Londres
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